Mastodonte de Anaïs Pélier – Paulsen

Mastodonte de Anaïs Pélier   Paulsen

Premières phrases du livre :

Le souffle court, assise sur le sol gelé de la cabane, elle glisse ses mains entre ses genoux pour les empêcher de trembler. Son regard s’accoutume peu à peu à l’obscurité du sommaire cube de bois où elle a trouvé refuge. Autour d’elle, les ombres se précisent : une table, deux chaises pliantes, quatre couchettes. Par la lucarne percée à même la porte, la pleine lune illumine les volutes de buée qui auréolent son corps échauffé par la fuite. Ses jambes sont encore tétanisées par l’effort.

Pourquoi ce titre :

J’avais adoré le premier titre d’Anaïs Pélier : Caravane, aussi publié chez Paulsen. Alors, quand j’ai vu que celle-ci sortait un nouveau titre, je n’ai pas hésité, d’autant plus que l’on retourne dans les Terres australes ! Et puis, comme toujours dans la collection « La Grande Ourse », j’adore la couverture de ce titre.

Résumé :

2030, Île de la Possession, Terres Australes et Antarctiques Françaises.
Nathan n’a jamais voulu vivre ailleurs que sur ce confetti de roche battu par les vents, aux confins de l’océan Indien, où la nature règne sans partage. Il y travaille depuis des années en collaboration avec des scientifiques jusqu’au jour où, en pleine crise financière, l’État vend la plus grande réserve naturelle de France.
Désormais exploitée par une compagnie de tourisme de luxe, l’île devient le théâtre d’un safari cynique. Pour Nathan, c’est la seule chance de retrouver son paradis perdu, quitte à trahir toutes ses convictions : sur place, il devra guider des milliardaires en mal de sensations fortes qui spéculent sur l’extinction des espèces. Chacun veut repartir avec le plus précieux des trophées : le dernier des mastodontes. Mais sur cette terre féroce, les proies ne sont pas sans défense.

Mon avis

Après avoir adoré Caravane, j’avais hâte de retrouver l’écriture d’Anaïs Pélier. Avec Mastodonte, elle nous emmène sur l’île de la Possession, dans les Terres australes, aux côtés de Nathan, un guide scientifique profondément attaché à ce territoire sauvage.

Nathan travaille avec des scientifiques qui étudient les espèces animales de l’île. Mais en 2030, l’État français vend la réserve naturelle à une compagnie de tourisme de luxe. Pour rester sur l’île qu’il aime, Nathan accepte de guider des milliardaires venus chasser des espèces en voie d’extinction. Un choix contraire à ses convictions… et à peine les chasseurs arrivés, des choses étranges commencent à se produire.

Dès les premières pages, j’ai été happé par cette histoire. Anaïs Pélier installe rapidement une atmosphère rude et inquiétante : on sent que cette expédition ne se déroulera pas comme prévu. Le récit alterne entre trois voix, celles de Nathan, d’Astrid et de B-421, un mastodonte de trois tonnes. Cette dernière voix m’a particulièrement plu car elle fait de B-421 un personnage à part entière, et non une simple proie.

J’ai aussi été touché par Astrid. C’est le personnage auquel je me suis le plus attaché, son histoire a rendu ma lecture encore plus intense.
Lors de ma lecture, je suis passé par toute une gamme d’émotions : de l’envie de découvrir cette île à l’horreur face à ce qui s’y déroule. Certains passages sont durs, choquants, parfois révoltants mais je n’ai pas réussi à lâcher le livre.

Avec Mastodonte, Anaïs Pélier signe un thriller écologique percutant, qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.
Si vous aussi avez envie de passer quelques jours sur l’île de la Possession, n’hésitez pas : ruez-vous sur ce roman, mais choisissez bien votre camp !

Mastodonte de Anaïs Pélier Paulsen

8.6

L'histoire

8.6/10

L'écriture

8.6/10

Infomations

  • Paulsen : Date de parution: 17/09/2026
  • 304 pages

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