
Premières phrases du livre
À cet endroit, le vent dominait. Le bruit était permanent. La gorge du canyon grondait sous les rafales du vent qui balayaient les pins sur son passage, avant d’être recueilli par les rochers. Ici, un phénomène étrange se produisait parmi les pins. Alors que le vent expirait dans un cul-de-sac du canyon et que, dans son sillage, l’air devenait calme et immobile, les arbres continuaient de bouger. Ils frémissaient encore sous l’effet des rafales disparues, le murmure du deuil. Ils étaient tristes. Ils semblaient pleurer le souvenir du vent.
Pourquoi ce titre :
J’entends beaucoup parler de ce titre, et toujours en bien. Mais je ne suis pas fan des petits romans (il fait à peine 170 pages) et je n’ai jamais réussi à me motiver pour le sortir de ma PAL.
Mais au mois de septembre, pour le challenge Gallmeister, le thème du mois était que quelqu’un de ton choix choisisse ta lecture parmi une liste de titres proposés. Et devinez quoi ? Voilà ! Je vais enfin lire Bénis soient les enfants et les bêtes de Glendon Swarthout
Résumé :
Ils sont six adolescents à s’être rencontrés dans ce camp de vacances en plein coeur de l’Arizona. Leurs riches parents ne savaient pas quoi faire d’eux cet été-là, et ils ont décidé d’endurcir leurs rejetons en les envoyant au grand air pour qu’ils deviennent de vrais cow-boys . Au sein du camp, ces enfants se sont trouvés, unis par le fait que personne ne voulait rien avoir à faire avec eux. Cette nuit-là, alors que tout le monde est endormi, ils ont une mission à accomplir, un acte de bravoure qui prouvera au monde entier qu’ils valent quelque chose. Et ils iront jusqu’au bout de leur projet, quel que soit le prix à payer.
Mon avis
Dans Bénis soient les enfants et les bêtes de Glendon Swarthout, nous faisons la connaissance des « Pisseux » : Cotton, Teft, Shecker, Goodenow et les frères Lally 1 et Lally 2. Six adolescents qui passent leurs vacances dans un camp situé en plein cœur de l’Arizona : le Box Canyon Boys Camp. Il est censé en faire de vrais cow-boys, mais, lors d’une sortie avec leur moniteur, ils vont être témoins de quelque chose qui va les traumatiser.
En pleine nuit, Lally 2 décide de fuguer afin d’accomplir une mission importante à ses yeux, et les cinq autres décident de le retrouver pour l’aider.
Je suis contente d’avoir enfin sorti ce petit livre de ma PAL, car je l’ai adoré. Malgré sa brièveté – un format que je n’aime pas trop en général – il est vraiment intense. J’ai beaucoup aimé ma lecture car l’auteur a réussi à me captiver dès les premières pages.
Nous suivons ici la fugue des six adolescents et, petit à petit, nous découvrons pourquoi ils ont décidé de partir.
Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que l’auteur nous présente ses personnages à l’aide de flashbacks. Ainsi, même si l’histoire se concentre sur la nuit de la fugue, nous connaissons aussi leur passé, ce qui permet de s’attacher à eux plus facilement.
Leur amitié est magnifique, et elle donne au récit toute sa force émotionnelle.
Bénis soient les enfants et les bêtes me confirme que j’aime beaucoup l’écriture de Glendon Swarthout. J’avais déjà beaucoup aimé 11/14 et The Homesman, il me reste désormais Le Tireur à découvrir.
Si vous aimez les récits initiatiques et les histoires d’adolescents en marge, je vous recommande vivement ce roman court et bouleversant. Pour moi, c’est une très belle lecture, à la fois sombre et touchante.

