La vie en cabane de David Lefevre


La vie en cabane de David LefevreLa collection « Petite philosophie du voyage » invite David Lefèvre, écrivain-voyageur, à louer les vertus de la cabane, refuge des âmes rebelles à la marche du siècle. Dans les huttes, isbas, tipis ou yourtes, la nature sert de calendrier et la solitude de réconfort. Offrant vie frugale et recueillement, la cabane permet de goûter une enivrante félicité.

Pourquoi ce livre ?
Depuis ma rencontre avec David Lefèvre en avril 2012 et ma première lecture de celui-ci : Aux quatre vents de la Patagonie, je souhaitais découvrir tous ses écrits.

Note :8/10

Mon Avis :
p11 : « Quelques coups de rame ont suffi à me ramener à l’essentiel : ma cabane et rien de plus. »
Dès le début de cette petite philosophie le ton est donné : une cabane, un lac, une forêt , un potager… What Else ?
David aime sa cabane et sa vie et il nous l’exprime bien.

Dès son plus jeune âge, il a eu des envies d’aventure et de cabane, enfant, il partait à l’aventure à 2 km de chez lui dans un sous-bois pour se fabriquer une cabane.
Plus tard, toujours avec des envies d’aventures en lui, il partit à l’aventure et trouva refuge dans des cabanes de trappeurs, de chasseurs qui étaient mises à disposition des voyageurs par les propriétaires quand ils n’étaient pas sur les lieux.

P29 « disposé à se vider du superflus pour réapprendre à se remplir de l’essentiel, l’homme en cabane est imprégné des enseignements nomades »

Dans cet essai j’ai retrouvé avec plaisir le David de : Aux 4 vents…, qui mêle récit, récit historique et histoire de la cabane avec beaucoup de références littéraires : Haire, Thoreau, Lodon, Cooper Rick Bass…

p59 « En franchissant la lisière du monde d’avant, mes obligations d’hier ont suspendu leur vol et fait place a de nouvelles injonctions »

Dans ce livre David s’interroge sur le devenir de sa cabane : au début elle est sommaire, mais avec petit à petit, il lui apporte des améliorations pour qu’elle soit plus confortable, mais du coup la frontière entre le vagabondage et la sédentarisation est proche.
Dans cet essai David passe en revue toutes les cabanes : de la cabane d’aujourd’hui, au logement alternatif à la cabane des sans-abris.
Il y a quelques temps les cabanes était réservées aux marginaux, à présent certaines personnes sont prêtes à débourser pas mal pour passer quelques nuits à l’intérieur, pour vivre un retour à la nature.

Je vous recommande donc La vie en cabane car c’est un petit livre que se lit très bien ( comme tous les ouvrage de la collection Petite philosophie du voyage de chez Transboreal d’ailleurs).
Jusqu’à la dernière phrase (la signature) ce petit livre m’a enchantée : Forêt de Broceliande –janvier 2013 . Eh oui, c’est chez moi ! David et moi sommes voisins quand il n’est pas sur Chiloé.

La vie en cabane de David Lefèvre – Editions Transboréal (2 mai 2013) – Petite philosophie du voyage – 96 pages – 8€

6 commentaires

  • keisha
    29 octobre 2013 à 11 h 13 min -

    Lu bien sûr, tu sais que j’ai aussi rencontré l’auteur en salon, mais honte sur moi, je n’ai toujours pas lu les deux bouquins achetés…
    Un bon opus de la petite collection Transboreal!

    • Chinouk
      30 octobre 2013 à 10 h 33 min -

      L’hiver arrive, la saison Idéal pour partir en Patagonie 😉 ou se réfugier dans une cabane.

  • Anonyme
    30 octobre 2013 à 8 h 33 min -

    Un véritable coup de cœur, merci !

  • Marilyne
    1 novembre 2013 à 16 h 10 min -

    Comme je te l’avais écris par mail, j’ai passé un excellent moment avec cette lecture, comme toi le plaisir de retrouver cette plume et sa capacité à approfondir son sujet tout en restant ouvert et sensible sans snobisme intellectuel ou effet de mode.

    • Chinouk
      1 novembre 2013 à 19 h 14 min -

      bon maintenant je n’ai plus rien à lire de l’auteur ! Monsieur Lefèvre : Au boulot 🙂

  • Mina
    2 novembre 2013 à 14 h 32 min -

    Reçu il y a quelques mois et toujours pas lu… J’ai du mal à trouver l’envie face à ce sujet qui ne me dit a priori rien. Malgré tout, l’aspect historique et les références littéraires que tu cites me motivent, ainsi que le fait de lire que Marilyne l’a aimé.

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