Viens voir dans l’Ouest de Maxim Loskutoff – Terres d’Amérique


recueil de nouvelles de Maxim Loskutoff Premières phrases du livre :
D’abord elle a été un bruit de branche cassée. De doigts qui craquent et rompent le silence de ces bois dans l’ouest du Montana. Ici le silence pèse lourd, et ce n’est jamais bon signe lorsqu’il est brisé. C’est un paysage sauvage et infesté de Peaux-Rouges, de bandits et de vagabonds de tout poil que l’or a rendus fous. Mon cœur battait la chamade.

Pourquoi ce livre
Dès qu’il est question de l’Ouest et du Montana, moi j’accours ! En revanche, les nouvelles me font un peu peur, mais la dernière fois que je me suis penchée sur ce type d’écrit, ce fut une très belle découverte (Kentucky straight ). Donc, quand Léa du PicaboRiverBookClub et les éditions Albin Michel – Terres d’Amérique ont proposé ce livre en partenariat, je n’ai pas hésité longtemps, d’autant plus que j’en avais lu de très bonnes critiques.

Viens voir dans l’Ouest de Maxim Loskutoff – Mon avis

Viens voir dans l’Ouest si tu le souhaites, mais je suis passée à côté !

Je me doutais que cela risquait d’être compliqué entre ce recueil et moi ! Je le sais que j’ai du mal avec les nouvelles ! Oui, mais voilà, dès qu’on promet de m’emmener dans l’Ouest, je suis faible et je craque.

Cela avait pourtant bien commencé, très bien même, puisque j’ai eu pour «L’ours qui danse» un gros coup de cœur. Une nouvelle assez spéciale, car c’est l’histoire d’un trappeur qui vit seul dans une cabane au milieu de la forêt et qui tombe fou amoureux d’une ourse.

La seconde nouvelle «Le mot de la fin» m’a aussi beaucoup plu et assez touchée. On y retrouve un couple qui fait des centaines de kilomètres en voiture pour apporter leur coyote (de compagnie) chez un vétérinaire.

Un autre texte que j’ai aimé c’est «comment tuer un arbre». Dans celle-ci, on suit une femme qui cherche à tout prix à tuer l’immense arbre qui est devant sa propriété et à qui elle impute tous ses problèmes.

En revanche, les autres nouvelles m’ont complètement laissée de marbre et, pour certaines, m’ont même mise mal à l’aise, il y était question de guérilla, d’armes, de survivalisme. Des textes très sombres et anxiogènes.

Avec Viens voir dans l’Ouest, j’imaginais trouver les grands espaces du Montana, alors ils y sont, mais pas en mode « Nature Writing ». Je n’ai pas fait attention à la phrase de la quatrième de couverture «Maxim Loskutoff réinvente un Ouest américain au bord de la guerre civile» qui a pourtant beaucoup d’importance, car ici on est presque dans une dystopie. Je pense que c’est de là que vient le malaise que j’ai ressenti pendant ma lecture.

Je suis en grande partie passée à côté de ce recueil, que je suis tout de même contente d’avoir lu pour « L’ours qui danse » , « Le mot de la fin » et « comment tuer un arbre ». Le regret que j’ai, c’est de l’avoir lu trop en intermittence pour apprécier le fil conducteur, peut-être que je l’aurais mieux apprécié.
Alors, je vais laisser passer du temps et peut-être que je m’y replongerai.

En attendant, ne vous arrêtez pas à mon avis, car Mr K sur le capharnaüm éclairé par exemple l’a adoré. C’est d’ailleurs lui qui m’avait convaincue de le lire.

Viens voir dans l'Ouest de Maxim Loskutoff - Terres d'Amérique

5.3

L'histoire

4.5/10

L'écriture de l'auteur

6.0/10

En résumé

  • Traduit par Charles Recoursé
  • Ttire VO : Come West Ans See
  • Collection Terres d'Amérique

2 commentaires

  • Electra
    1 juin 2019 à 20 h 27 min -

    bon raté pour moi aussi, un peu moins fort que toi car j’avais lu d’autres billets donc pas de surprise, je n’ai pas du tout aimé celle de l’ours par contre, disons que je suis moins dure car j’en aimé 4 mais sur douze ..

    • Chinouk
      22 juin 2019 à 17 h 45 min -

      je dois avoir des gènes de psychopathes, car celle de l’ours est ma préférée 🙂

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