Sanctuaire de James Cleary | Gallmeister

Sanctuaire de James Cleary

Premières phrases du livre :

Jour 844
Ils sont tous partis. Jeremy respire encore, mais pas pour longtemps. Je le vois dans ses yeux. Cette même expression qu’avaient les autres avant de mourir. Elle est difficile à décrire. Si je devais essayer, je dirais qu’elle ressemble à une surprise muette. Une sorte de perplexité silencieuse, comme s’ils pensaient soudain : Bon, voilà, c’est vraiment en train de m’arriver, on y est, l’heure de ma mort a sonné, il faut que je sois attentif, il faut que je sois présent dans l’instant.

Pourquoi ce titre :

Déjà, j’adore les récits post-apocalyptiques, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi ce titre pour faire partie du prix du Challenge Gallmeister (sur Instagram). Les 25 membres, ainsi qu’Anthony, mon binôme, et moi-même, allons devoir départager six titres du catalogue Gallmeister 2026, et Sanctuaire de James Cleary est notre première lecture

Résumé :

Un futur proche…
Les États-Unis se sont figés sous le poids des désastres climatiques. La moitié du territoire est engloutie sous les flots, l’autre s’est muée en désert stérile. Dans ces paysages dévastés, les troubles civils s’enveniment. Le milliardaire John Brandt l’avait anticipé : il avait investi son argent usé de toute son influence pour se préparer au grand effondrement. Aujourd’hui, Brandt, sa famille et son équipe de sécurité ont trouvé refuge dans le Sanctuaire, un bunker souterrain, immense manoir de luxe…

Mon avis

Dans Sanctuaire de James Cleary, nous sommes projetés dans un futur assez proche où les États-Unis sont ravagés par les dérèglements climatiques. John Brandt, un milliardaire, avait anticipé le désastre et fait construire un immense bunker souterrain de luxe, situé sous les Grandes Plaines, où il a stocké assez de nourriture pour faire vivre pendant de nombreuses années sa famille et son équipe de sécurité. Et il a bien fait, car dès l’ouverture du récit, ils sont contraints de s’y réfugier pour sauver leur vie.

Le problème, c’est que d’autres personnes, bien moins loties, connaissent l’existence de ce bunker et n’ont qu’une envie : y entrer pour survivre elles aussi.
Sanctuaire est un livre impossible à lâcher ! L’auteur, qui est aussi metteur en scène, insuffle à son récit un rythme très cinématographique. La confrontation entre les privilégiés et les gens du dehors est brutale et ne laisse aucun répit.

Il y a beaucoup de personnages dans ce récit, mais aussi beaucoup (trop ?) de morts. L’auteur n’hésite pas à faire disparaître des personnages auxquels on aurait pu s’attacher, ce qui, pour ma part, pose un petit problème dans la dernière partie du roman. Mais je ne vais pas vous en dire plus ici, histoire de ne rien divulgâcher !

C’est justement ce trop-plein de personnages qui m’a un peu dérangée, car impossible de m’attacher à eux. À certains moments, je ne savais même plus vraiment qui était qui…

Ce que j’ai aimé, en revanche, c’est la construction du roman : un chapitre nous plonge avec les habitants de l’intérieur du bunker, le suivant avec ceux de l’extérieur, et le tout est parfois entrecoupé par le journal de bord de Maia. Petite déception, cependant, concernant ce journal, dont je n’ai pas vraiment vu l’intérêt. C’est dommage, car un vrai journal de bord, avec ses ressentis et la vie au jour le jour dans ce bunker, aurait pu être passionnant.

Sanctuaire de James Cleary reste pour moi une bonne lecture, malgré quelques bémols. Alors si vous aimez les récits post-apocalyptiques, n’hésitez pas : c’est un roman prenant, vraiment difficile à lâcher.

Sanctuaire de James Cleary

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7.5

L'histoire

7.0/10

L'écriture

8.0/10

En résumé

  • Traduit Par Laura Derajinski
  • Titre VO : Sanctuary

Infomations

  • Gallmeister : ‎ 6 mai 2026
  • 496 pages

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