
Premières phrases du livre :
Avant que les minces rubans d’acier du chemin de fer eussent frayé leur route à travers les solitudes, le port d’Athabasca était le seuil pittoresque sur lequel devait poser le pied quiconque entrait dans le mystère de l’aventure du Grand Nord Blanc. On l’appelle encore Iskwatam, la « porte », porte qui s’ouvre vers les sources de l’Athabasca, l’Esclave et le Mackenzie. Il est très difficile de trouver Iskwatam sur la carte. Il y figure cependant. On ne pourrait l’oublier, car son histoire marque dans la vie des hommes une période de plus de cent quarante ans de romans tragiques et d’aventures.
Pourquoi ce titre :
J’aime les romans d’aventure de James Oliver Curwood depuis très longtemps et je me suis mise au défi de les relire petit à petit. Je profite donc du Mois du Nature Writing pour sortir « La Vallée du silence » tout juste réédité chez Libretto pour continuer ma quête.
Résumé :
Le caporal Kent, sérieusement blessé dans une embuscade et se croyant près de mourir, se dénonce pour un meurtre apparemment commis par son ami Jacques Radison. Néanmoins, Jacques est arrêté. Marette Radison, sa sœur, entend parler de sa situation et l’aide à s’évader vers sa maison de la vallée blanche. Poursuivis de près par la police montée, ils arrivent tous à temps pour entendre leur père confesser les meurtres. Cette histoire d’avant le temps du chemin de fer, au suspense si étrange, se referme sur les personnages…
Mon avis
Avec La Vallée du Silence de James Oliver Curwood, nous faisons la connaissance de Jim Kent, caporal de la Police montée du Nord-Ouest canadien. Grièvement blessé par balle, il se croit condamné à mourir. Alors, dans un acte de bravoure, il s’accuse d’un meurtre qu’il n’a pas commis pour protéger son ami Jacques.
Cependant, contre toute attente, Jim ne meurt pas. Il se retrouve emprisonné et condamné à mort. C’est alors qu’apparaît Marette Radisson, une jeune femme mystérieuse venue de la mythique « Vallée du Silence », dans le Grand Nord. Touchée par le sacrifice de Kent, elle réussit à le faire évader de prison. Les deux fuient ensemble vers le nord en remontant la rivière, mais leur embarcation se brise dans les rapides, et ils se retrouvent alors séparés.
C’est toujours un plaisir de retrouver l’écriture et l’univers de James Oliver Curwood. Et ce livre, écrit en 1920, n’échappe pas à la règle. L’auteur nous emmène dans l’immensité du Nord-Ouest canadien, dans la région de l’Athabasca et du Mackenzie. L’auteur connaît ces régions sauvages et cela se ressent. C’est d’ailleurs pour cela que j’aime lire du Curwood : pour la promesse de ses immensités sauvages et sa capacité à dépeindre visuellement la nature en créant une atmosphère immersive.
Curwood fait ici du Grand Nord un personnage à part entière, aussi majestueux que terrifiant. C’est dans ce décor implacable que se joue un drame humain, mêlant sacrifice, mystère et quête de rédemption.
« Entre polar et voyage initiatique, La Vallée du Silence explore la force du sacrifice et la puissance d’e amour. Une aventure où la nature sauvage révèle la vraie personnalité de chacun.
