Bull Mountain de Brian Panowich – Babel Noir


livre bull mountain brian panowichPremières phrases
— La famille, dit le vieil homme pour personne.
Ses mots restèrent en suspens dans un nuage d’haleine givrée avant de se dissiper dans le brouillard du petit matin. Riley Burroughs utilisait ce mot comme un charpentier se sert d’un marteau. Parfois il ne lui donnait qu’un petit coup en douceur pour orienter un proche vers sa façon de penser, mais il arrivait aussi qu’il l’assène avec toute la subtilité d’une masse de cinq kilos.

Pourquoi ce livre
Voilà un livre qui me tente depuis sa sortie en grand format, je l’ai souvent pris, puis reposé. L’année dernière, je l’ai acheté en Ebook car je comptais le lire lors d’un long voyage en train et puis encore une fois, je suis revenue de ce voyage sans avoir lu Bull Mountain. Au mois de janvier sur le Picaboriverbookclub, ce livre est la lecture du mois, alors cette fois-ci c’est la bonne ! De justesse, mais j’ai enfin lu Bull Mountain !

Résumé

Chez les Burroughs, on est hors-la-loi de père en fils. Depuis des générations, le clan est perché sur les hauteurs de Bull Mountain, en Géorgie du Nord, d’où il écoule alcool de contrebande, cannabis et méthamphétamine jusque dans six états, sans jamais avoir été inquiété par les autorités. Clayton, le dernier de la lignée, a tourné le dos à sa fratrie en devenant shérif du comté. A défaut de faire régner la loi, il maintient un semblant de paix. Jusqu’au jour où débarque Holly, un agent fédéral décidé à démanteler le trafic des montagnards. Clayton se résout alors à remonter là-haut pour proposer un marché à son frère. Il sait qu’il a une chance sur deux de ne pas en redescendre. Ce qu’il ignore, c’est que Holly en a fait une affaire personnelle, et que l’heure des pourparlers est déjà passée. Roman noir rural et déchirant salué par bon nombre d’auteurs fameux, à commencer par James Ellroy, Bull Mountain se lit comme l’histoire de Caïn et Abel dans un Sud plus poisseux que jamais.

Mon avis sur Bull Mountain de Brian Panowich

Comme je vous l’ai dit plus haut, voilà longtemps que ce roman me tentait et pourtant je pense n’avoir lu qu’une seule fois la 4e de couverture. Ce qui fait que je suis entrée dans ma lecture sans vraiment savoir ce que j’allais y trouver.
Et quelle lecture ! J’ai dévoré ce roman deux jours. Dès que je posais ma liseuse, je n’avais qu’une seule envie, c’est de retrouver les personnages.

L’écriture de Brian Panowich est complètement addictive. La construction du livre y est aussi pour beaucoup car découpé en de courts chapitres où l’on suit différents personnages à différentes époques. Ce qui fait que l’on apprend à connaitre les membres de la famille Burroughs sur trois générations. Le décor est très bien planté, je me suis projetée directement sur cette montagne, et ce bled rural des Appalaches.

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est vraiment les personnages, tous les personnages. L’auteur a réussi à donner de l’importance à chacun d’eux. Il n’y a personne dans ce roman que je n’ai pas aimé, les gentils comme les méchants.

Au milieu du livre, on découvre les motivations de l’agent fédéral Holly, c’est un régal qui fait pivoter et relance assez bien l’histoire.

Bull Mountain est un roman noir, mais contrairement à la prochaine lecture que je vais vous présenter, cela ne m’a pas du tout gênée.
J’étais vraiment triste de quitter les membres du clan Burroughs, mais la suite sort prochainement Youhou ! J’ai vraiment hâte de retrouver l’écriture de Brian Panowich.

Si vous hésitez encore à lire ce roman noir rural, n’hésitez plus!

Brian Panowich - Bull Mountain

8.5

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

8.5/10

L'HISTOIRE

8.5/10

En résumé

  • Traduit par Laure Manceau
  • Titre V.O. : Bull Mountain

Infomations

  • Babel noir (7 mars 2018)
  • 336 pages
  • Poche : 8.37€ / Ebook : 8.49€

2 commentaires

  • Screwy Meathead
    31 janvier 2019 à 0 h 03 min -

    Lu il y a quelques temps, j’avais beaucoup aimé . Ambiance rednecks et whisky frelaté.
    A lire avec en fond sonore, un blues de Calvin Russel

    • Chinouk
      7 février 2019 à 12 h 33 min -

      Je file écouter Calvin Russel tiens ! et je le note pour mon fond sonore quand je lirai la suite.

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