Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell | Gallmeister


Rédigé le 18 décembre 2020 ~ Coup de coeur Inside !

livre Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

Premières phrases de livre :

Scarlett O’Hara n’était pas belle, mais les hommes en avaient rarement conscience une fois sous son charme, comme l’étaient les jumeaux Tarleton. Sur son visage se mêlaient trop crûment les traits délicats de sa mère, une aristocrate d’origine française de la côte de la Géorgie, et ceux, épais, de son père, un Irlandais rubicond. Mais c’était un visage saisissant, au menton pointu, à la mâchoire carrée. Ses yeux étaient vert pâle, sans une seule touche de noisette, légèrement étirés aux extrémités et étoilés de cils raides et noirs. Au-dessus, ses sourcils noirs et touffus partaient vers le haut, traçant une surprenante ligne oblique sur sa peau d’un blanc de magnolia — cette peau si prisée des femmes du Sud et si soigneusement protégée par des capotes, des voiles et des mitaines contre les soleils brûlants de Géorgie.

Pourquoi ce livre :

Il y a très très longtemps que je souhaite lire ce monument littéraire. J’ai la version Folio en trois volumes dans ma pal depuis au moins vingt ans ! Plusieurs fois, j’ai commencé cette lecture et à chaque fois je l’ai abandonnée après quelques pages. J’ai donc vu cette nouvelle traduction de chez Gallmeister comme une dernière chance pour moi de faire la découverte de Scarlett O’Hara et de Rhett Butler.

Mon avis sur Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

Ai-je vraiment besoin de vous résumer « Autant en emporte le vent », LE classique de la littérature américaine ? Oui ? Bon ok !
Dans ce best-seller, paru en 1936, nous allons suivre les aventures de Scarlett O’Hara, une jeune fille très déterminée, pendant la guerre de Sécession. Elle va se battre au fils de ces années tourmentées pour garder Tara, le domaine paternel, et tout faire, par la suite, pour ne plus connaître la pauvreté dans laquelle ses années noires l’ont plongée. En amour aussi Scarlett est déterminée, elle va passer sa vie à espérer emporter le cœur du fragile et distingué Ashley Wilkes, puis celui du séduisant et ténébreux Rhett Butler. Amours romantiques, violentes, impossibles, rythment ce grand moment de l’histoire américaine.

Avant toute chose, il est important de remettre ce livre dans son contexte et son époque, ce chef-d’œuvre a été écrit en 1936 et l’histoire débute en 1861.

La sortie de cette nouvelle traduction de Josette Chicheportiche a coïncidé avec une polémique qui a fait que, pendant quelques jours, le film du même nom a été boycotté et retiré de certaines plates-formes de diffusion, car il était catégorisé comme raciste. J’ai aussi entendu beaucoup de choses négatives sur le personnage de Scarlett O’Hara, capricieuse, nunuche, immature… Je me suis donc lancée dans ma lecture du premier tome avec quelques appréhensions, il faut dire que je ne connaissais pas l’histoire ni n’avais vu le film.

Mais dès les premières pages, toutes mes craintes se sont envolées ! De suite, j’ai été happé par l’histoire et le contexte historique ! Car oui, plus qu’une histoire d’amour (comme je l’imaginais) ce livre est surtout un très grand livre sur l’Histoire américaine. De la guerre de Sécession, de la libération des esclaves à la création du Ku Klux Klan qui en a suivi. Je pense que c’est l’un des meilleurs romans que j’ai lus sur cette période, car en suivant les aventures de Scarlett j’étais aux premières loges pour vivre cette guerre qui me passionne.

Et contrairement à beaucoup de monde, je n’ai absolument pas trouvé Scarlett nunuche et capricieuse, alors oui elle l’est tout de même un peu, mais j’ai surtout découvert une jeune femme (il faut rappeler qu’elle n’a que 16 ans quand débute l’histoire) qui sait ce qu’elle veut et qui fait tout pour l’obtenir ! Elle est déterminée et courageuse.

J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Mélanie, gentille, douce et délicieusement naïve, ainsi que le personnage de Rhett Butler qui est le seul à vraiment avoir cerné Scarlett.

Une chose m’a vraiment surprise dans ce récit, c’est le rapport des femmes à la maternité. C’était très honteux d’en parler, de dire ou de se montrer enceinte.

Après avoir dévoré le Tome 1 débuté cet été, j’ai fait durer le tome 2 jusqu’à fin novembre, je ne voulais pas quitter l’univers de Margaret Mitchell, mais j’arrivais tout de même inexorablement au bout de ces 1400 pages de pur plaisir, j’ai donc avalé les 300 dernières pages presque en apnée, je ne pouvais plus m’arrêter.

Pour ceux qui ont peur de se lancer dans ce pavé de deux fois 700 pages, n’hésitez surtout pas, la traduction de Josette Chicheportiche est excellente, les pages tournent toutes seules. Ce roman est complètement addictif. C’est un immense coup de cœur pour moi, et après toutes mes tentatives de lectures avortées de la version folio, c’est une immense surprise aussi.

Après avoir terminé les deux tomes, j’ai pu enfin découvrir le film. Et même si je l’ai apprécié (je pense que c’était surtout le fait de retrouver les personnages avec lesquelles j’avais passé quelques mois) je dois avouer que Scarlet n’est pas à son avantage dans le film, et je comprends à présent les critiques sur elle, même constat en ce qui concerne les domestiques : mon Dieu quel dialecte infantilisant !

C’est d’ailleurs un point que j’ai beaucoup apprécié dans la traduction de chez Gallmeister, le langage du personnel de maison était agréable à lire. Une autre chose qui m’a plu dans cette version Totem c’est une petite chronologie en début de roman mettant en parallèle la vie de l’auteur / des événements culturels / des événements historiques.
Si vous aimez la période de la guerre de Sécession, ou que vous n’avez jamais osé découvrir ce monument littéraire, vous n’avez plus d’excuses ! Lisez Autant en emporte le vent !

Personnellement, je sais déjà que je le relirai, c’est obligé! Je vais me procurer aussi la suite (il me semble) et les histoires des autres personnages. Cette lecture va me poursuivre longtemps, c’est ma plus belle découverte de 2020 !

Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

9.3

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

9.0/10

L'HISTOIRE

9.5/10

En résumé

  • Titre Vo: Gone with the Wind
  • Traduction : Josette Chicheportiche

Infomations

  • Editions Gallmeister
  • 720 pages | 720 pages

Un commentaire

  • hélène
    21 décembre 2020 à 11 h 57 min -

    Je l’ai lu ado, j’aimerais bien le relire

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