Une maison parmi les arbres de Julia Glass – Gallmeister


livre Une maison parmi les arbres de Julia Glass GallmeisterPremière phrases
L’acteur arrive aujourd’hui.
Réveillée trop tôt, trop nerveuse pour prendre le petit déjeuner (rien que le café la rend encore plus nerveuse), inquiète à propos sa tenue (puis agacée d’y attacher autant d’importance), Tommy arpente la maison qui est à présent la sienne, scandaleusement entièrement la sienne – pas juste la chambre et tout ce que la pièce contient, mais la totalité de ce qu’elle voit depuis ses deux fenêtres : un parc de presque trois hectares avec des pelouses et des arbres fruitiers en plein renouveau, des murs en pierre et des tas de bois, une cabane de jardin et un garage et une piscine en état d’hivernage. Le ciel au-dessus : est-ce qu’il lui appartient aussi ? Posséder le ciel serait facile. Le ciel serait un cadeau. Le ciel ne pèse rien. Le ciel est inconditionnel.

Pourquoi ce livre
Pratiquement tous les livres édités chez Gallmeister me font envie: pour « Une maison parmi les arbres » de Julia Glass, c’est surtout le titre qui m’a fait craquer; en me penchant un peu sur le résumé j’ai vu qu’il était question d’écrivain. Stop: je n’en lis pas plus et il atterrit dans ma PàL.

Mon avis sur Une maison parmi les arbres de Julia Glass

Morty Lear, auteur de livres à succès pour enfants, décède accidentellement en tombant d’une échelle. Il lègue sa belle maison parmi les arbres et son patrimoine à Tomasina Daulair, sa fidèle assistante, qui vivait avec lui dans sa demeure.

Un peu chamboulée par ce legs, celle-ci va devoir faire son maximum pour respecter les dernières volontés de son patron. Elle va recevoir chez elle (même si cela est loin de l’enchanter) Nicholas Greene, un acteur en vogue, qui travaille sur le Biopic de la vie de Morty . Nick a entretenu une conversation soutenue par email avec l’auteur, mais veut rencontrer Tomasina, car c’est la personne à connaître le mieux Morty et il veut s’imprégner au maximum de son personnage.

Elle va s’apercevoir, grâce à une révélation de l’acteur, que Morty avait quelques secrets cachés, et qu’elle ne le connaissait pas si bien que cela.
Elle va devoir se mesurer aussi à Merry une galeriste secrètement amoureuse de l’auteur et complètement dévastée à l’idée de rendre les œuvres de Morty Lear présentes dans son musée. En effet, celui-ci a demandé à son assistante de les vendre pour financer un projet de maison pour adolescents homosexuels.
Sans parler de son frère Dani qui refait surface.

Il m’a fallu beaucoup de temps — plus de 70 pages — pour entrer dans l’histoire et me familiariser avec l’écriture de Julia Glass qui a une fâcheuse tendance à utiliser beaucoup (beaucoup) les parenthèses.
Le temps de faire la connaissance avec les nombreux personnages, leur enfance, leurs liens avec Morty, cela prend du temps.

Une fois les personnages en place, l’histoire coule toute seule, lentement mais sûrement. Et l’auteur a réduit considérablement (pour mon plus grand bonheur) sa consommation de parenthèses.

Étrangement, c’est ce qui m’a le plus le posé de problème au début (l’écriture de l’auteure), que j’ai préféré au final dans ce livre.

Une écriture tendre et subtile. Il se dégage de ce roman une atmosphère très particulière que j’ai beaucoup aimée.

J’ai apprécié découvrir le passé, et les blessures d’enfances des protagonistes, peut-être plus que de suivre l’histoire de Morty Lear, que j’ai trouvée finalement assez plate.

Une maison dans les arbres n’est pas un livre facile d’approche, je trouve, il faut l’apprivoiser mais l’écriture de Julia Glass est à découvrir. Je pense continuer la découverte de l’auteure avec son roman « Refaire le monde ».

Une maison parmi les arbres de Julia Glass

7

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

7.5/10

L'HISTOIRE

6.5/10

En résumé

  • Traduit par Josette Chicheportiche
  • Titre V.O. : A house Among The Trees

Infomations

  • Editions Gallmeister (23 août 2018)
  • 464 pages
  • 24.40 €

11 commentaires

  • Bookinette
    1 septembre 2018 à 12 h 34 min -

    Voilà un livre qui me tente beaucoup…. tout comme toi le titre, la maison d’édition, puis cette idée d’atmosphère !

    • Chinouk
      3 septembre 2018 à 10 h 19 min -

      Après je trouve que le titre (et la maison parmi les arbres) est limite anecdotique.

  • Marie-Claude
    1 septembre 2018 à 17 h 08 min -

    J’ai tenté de lire, il y a quelques années, « Refaire le monde ». J’ai déclaré forfait. Le style et la légèreté de l’intrigue m’ont refroidie. Pas envie de remettre ça, même si Glass est maintenant passée chez Gallmeister!

  • rachel
    1 septembre 2018 à 21 h 21 min -

    et bin cela peut se tenter..decouvrir les mysteres de cette maison…pourquoi pas ?

  • Virginie
    2 septembre 2018 à 10 h 07 min -

    Il me tente beaucoup mai sce que tu dis sur l’abondance de parenthèses risque bien de me refroidir ! Je le garde en mémoire, on verra si je cède !

  • nath
    2 septembre 2018 à 20 h 48 min -

    Ce que tu dis de l’écriture me rassure car c’est un point qui me dérange souvent ( déformation professionnelle sans doute !). Si je trouve ce titre en médiathèque je tenterai de le lire ( à moins que tu n’aies un autre titre de l’auteure à me conseiller ?)

  • Titine
    3 septembre 2018 à 21 h 08 min -

    J’avais lu deux romans de Julia Glass et, comme toi, j’avais beaucoup apprécié la qualité de son écriture.

    • Chinouk
      5 septembre 2018 à 15 h 29 min -

      tu devrais aimer celui-la alors.

  • FondantGrignote
    4 septembre 2018 à 8 h 58 min -

    Bonjour. C’est un récit qui semble bien étonnant… pourquoi pas ? Et puis, comme vous, le titre me plaît…

    • Chinouk
      5 septembre 2018 à 15 h 29 min -

      c’est vrai que c est un bien joli titre.

  • Tiphanie
    9 septembre 2018 à 14 h 42 min -

    Je ne crois pas qu’il me plaira, je passe mon tour.

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