Un jardin dans les Appalaches- Barbara Kingsolver


Premier paragraphe :
C’était notre dernier jour en Arizona. Nous partions pour toujours, le cœur gros de toutes les choses que nous n’allions jamais revoir : le buisson où le coucou mexicain installait son nid et nourrissait de lézards ses drôles de poussins ; l’arbre que Camille avait embouti en apprenant à faire du vélo ; l’endroit précis où Lily avait posé la main sur un serpent mort.
L’histoire :
Conscients des périls que court la planète, convaincus qu’agir procure un bonheur inégalable, la romancière Barbara Kingsolver, Steven L Hopp, son époux, et leurs deux filles, Camille et Lily, se sont lancés dans une passionnante aventure. Installés dans une ferme des Appalaches, ils ont décidé de se nourrir exclusivement de ce qu’ils élevaient ou de ce que produisaient les exploitants de la région. En un mot, de devenir des  » locavores « . Avec un humour communicatif et une belle gourmandise Barbara Kingsolver relate, mois après mois, les péripéties de cette expérience en famille, faux-pas, fous rires, fiertés, qui aura pour toujours changé leur vie.

Pourquoi ce livre :
J’aime beaucoup Barbara Kingsolver, que j’ai découverte avec l’arbre aux haricots, mais c’est surtout l’expérience qu’elle a décidé de vivre qui m’a décidée à lire ce livre.
Note: 9.5/10

Mon avis sur Un jardin dans les Appalaches

La lecture de ce livre a été pour moi un pur moment de bonheur, déjà parce que le cadre y est idéal : Une ferme isolée entourée de montagnes et de forêt, puis parce que le défi qu’a décidé de réaliser l’auteur m’intéresse au plus haut point et j’avais hâte de découvrir son ressenti sur cette expérience.

L’auteur a volontairement quitté la fournaise de l’Arizona , un état qui ne produit rien, pour la Virginie et son temps humide, où il serait plus facile de mener à bien ce projet

L’ayant lu pendant mes vacances dans le sud, cette expérience de manger local avait pour moi tout son sens. Je me suis régalée avec des abricots et les meilleures figues que j’ai mangées made in la ferme d’en face (un petit commerçant de fruits bio). Zéro litre d’essence pour les déplacer et aussitôt cueillies qu’aussitôt achetées à pieds, par moi ! Elle n’est pas belle la vie ?

Cet ouvrage est rempli de recettes de saison, mises au point par Camille, la fille de Barbara, que je vais m’empresser de réaliser quand le moment sera venu, car le truc c’est de manger les produits quand c’est la saison évidemment.

Le livre m’a fait prendre conscience aussi qu’on pouvait faire facilement des petites choses pour éviter de polluer, par exemple d’acheter les œufs au marché avec sa boîte à œufs : moins de transport pour les œufs, des œufs plus frais, car de la région et le recyclage de la boîte .

Barbara est quand même courageuse, car se nourrir de façon locavore et être presque autonome représente une grosse somme de travail, mais au final, sur une année, elle a fait beaucoup d’économies,

Ce livre est écrit par 3 personnes de la famille, cela lui donne une dynamique très agréable,car tous les membres de la famille contribuent et participent activement à cette expérience, chacun dans leurs domaines, même Lilly, la petite dernière, qui gère toute seule son élevage de poules.

Bref, Un jardin dans les Appalaches est à lire d’urgence !

Barbara Kingsolver – Rivages – 501 pages – 10.65€

50 états, 50 billets , le challenge : Virginie.


6 commentaires

  • Myrtille
    30 août 2012 à 19 h 37 min -

    J’ai beaucoup aimé ce livre et l’expérience de l’auteur. J’aimerais d’ailleurs savoir ce qu’il lui reste de cette expérience, les habitudes qu’elle a gardées, celles abandonnées par manque de temps ou autre…
    J’ai trouvé qu’elle avait un regard angélique sur la France et l’Italie, mais effectivement la situation alimentaire a l’air pire aux Etats-Unis.

  • Chinouk
    30 août 2012 à 21 h 32 min -

    Je pense aussi que la situation au USA est catastrophique ! Pour preuve au début du livre, ou elle explique qu »a Tuscon , ou elle habitait, l’état à branché l’eau du Fleuve Colorado via un canal sur les robinets, mais qu’il était formellement interdit de mettre cette eau dans les bocaux des poissons rouges sous peine de les voir mourir sur le champ… Oup !

  • sofynet
    31 août 2012 à 10 h 21 min -

    Voilà qui me donne très envie de découvrir ! Hop, billet ajouté !

  • Chinouk
    31 août 2012 à 18 h 10 min -

    Vas y fonce Sofynet !! tu ne le regrettera absolument pas.

  • le Bison
    3 septembre 2012 à 14 h 18 min -

    J’avais beaucoup apprécié ce livre, vécu comme une expérience culinaire et citoyenne. Si manger uniquement locavore me parait difficile (quid du café, du chocolat, du whisky et de la bière – surtout les 2 derniers), il devient important de prendre conscience de sa propre consommation alimentaire.

    Il est vrai que les vacances, le temps et la proximité des marchés du Sud permettent plus facilement cette pratique.

    En tout cas, ce livre est devenu un indispensable pour qui a une âme écocitoyenne.

    • Chinouk
      3 septembre 2012 à 15 h 28 min -

      Effectivement, que serait le Bison sans son Whisky et sa bière, pour ma part c’est surtout le café qui poserait problème.

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