Sur la route des freres Patison – Max Mercier


Sur la route des freres Patison - Max MercierC’est l’histoire d’un gars qui, après avoir quitté son boulot, décide de partir pour un voyage dans l’Ouest américain, mais qui, à peine arrivé, n’a qu’une idée en tête : rentrer chez lui. Jusqu’au moment où un vieil homme, avant de mourir lui confie une mission très importante.

Pourquoi ce livre ?
En tout premier lieu c’est la couverture qui m’a attirée, puis à la lecture du récit je me suis dis : il me le faut ! Comme vous devez le savoir à présent, je suis complètement fan du grand Ouest américain. C’est donc avec plaisir que j’ai accepté ce partenariat avec Livraddict et les éditions Atria que je remercie pour cette lecture.

Note :7.5/10

Mon avis :
Je vous avouerais que la rencontre entre Didier Tonfale et moi ne s’est pas faite en douceur ! Durant les 50 premières pages, j’ai dû m’accrocher pour ne pas abandonner cette lecture. Non pas que l’histoire ne m’intéressait pas, mais je n’arrivais pas à accrocher à l’écriture de Max Mercier que j’ai trouvée< trop « légère ». J’ai eu l’impression d’être, par moment, dans un livre jeunesse. Puis toutes les 2-3 pages, l’auteur parsemait son récit de mots inconnus pour moi (de l’argot ?)  et cela m’agacé (oui, j’avoue, il m’en faut, peu !).

Passé ce petit temps d’adaptation, je suis rapidement entrée dans l’histoire pour ne plus pouvoir la lâcher, l’auteur a construit son récit en intercalant un chapitre dans le présent ou l’on suit Didier Tonfale et un chapitre dans le passé où l’on en apprend d’avantage sur l’histoire de Lucius Komolsky. Les deux récits se complètent au fur et à mesure. J’aime ce genre de construction, cela donne beaucoup de dynamisme à l’histoire.

L’Ouest américain prend une très grande place dans ce roman. Les paysages grandioses y sont omniprésents. La chaleur, la poussière on s’y croirait. Max Mercier est un baroudeur qui connaît son sujet, il n’y a pas de doute là-dessus !
Mais que dire du dénouement final ? Les révélations de Lucius sont surprenantes ! Trop, peut-être, à mon goût.
Sur la route des frères Patison est un livre agréable à lire, idéal quand on a envie de changer d’air.

Sur la route des frères Patison – Max Mercier – éditions Atria – 306 pages – 18 €


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4 commentaires

  • Geneviève
    28 octobre 2013 à 13 h 56 min -

    Ohhh! Ça m’aurait vraiment tentée, mais ce que tu dis au début de ta critique risque de ne pas trop me plaire… Et comme de toute ¸façon je risque d’avoir beaucoup de mal à trouver cet ouvrage par ici, je pense que je vais laisser tomber…

    • Chinouk
      28 octobre 2013 à 15 h 14 min -

      Tu es d’où Genevieve?

  • Max
    28 octobre 2013 à 21 h 05 min -

    Merci beaucoup pour cet article qui met les frères Patison sous le feu des projecteurs. Les avis des lecteurs sont toujours instructifs et ce premier roman a suscité des réactions tranchées, j’aime bien. C’est souvent l’écriture, le vocabulaire, le style qui sont remis en cause, beaucoup plus que le fil conducteur, mais il faut savoir que ce livre est un hasard, un événement fortuit, au sens où l’entendait Paul Veyne : le simple croisement d’itinéraires possibles.

    Au départ, j’ai écrit ce texte pour l’offrir à un couple d’amis qui nous avaient accompagnés, ma famille et moi, lors d’un long voyage dans l’Ouest américain en juillet et août 2009. J’ai mis huit mois pour en rédiger les 300 pages, avec la volonté de bâtir une intrigue qui leur permettrait de revisiter tous les lieux que nous avions parcourus ensemble. Une fiction pure, qui s’aligne toutefois sur une trame historique avérée puisque l’on suit l’un de mes héros, Lucius Komolsky, de son arrivée en Utah en février 1955 jusqu’à sa mort en juillet 2009, avec en toile de fond l’Ouest mythique, la recherche de l’uranium et la chaleur écrasante, comme vous le rappelez dans votre article.

    J’ai ensuite photocopié mon histoire, choix d’une photo de couverture et reliure spirale, avant de l’offrir à mes deux amis (vous avez d’ailleurs constaté que le roman leur est officiellement dédié) en juillet 2010. Pour moi, l’objectif était atteint, il n’était nullement question de publier quoi que ce soit. Mais Laurence et Thierry sont revenus vers moi dès l’automne, me poussant à envoyer « Sur la route des frères Patison » à des éditeurs. J’ai refusé, convaincu de l’inconsistance de mon récit, avec cette intrigue tirée par les cheveux, et ma façon d’écrire en dilettante que je réservais à mon petit blog… Mes enfants ont insisté, j’ai hésité, puis j’ai cédé. Six grosses machines de guerre parisiennes ont évidemment rejeté le manuscrit, mais les commentaires furent très encourageants de la part de la septième, qui faillit lui donner sa chance.

    Fort de ce soutien moral, j’ai alors décidé de dresser une seconde liste de maisons plus modestes, des éditeurs régionaux. A l’occasion d’un week-end à Berck-sur-Mer, j’ai rencontré sur la plage un vacancier qui lisait « L’instituteur impertinent », de José Herbert ; j’ai noté le nom de l’éditeur, Atria, qui fut ajouté à ma sélection. Au printemps 2011, réponse positive de la directrice Laurence Crombêke !… Le livre est né en septembre de la même année, diffusé d’abord en région, puis sur tout le territoire national à partir d’avril 2012. A ce propos, Geneviève ne devrait pas avoir de difficultés particulières pour se le procurer, quel que soit son lieu de résidence…

    Premier tirage vite épuisé, comme le second, votre exemplaire est sans doute issu du troisième… Le couronnement est arrivé au Salon du Livre de Lille-Bondues le 17 mars 2013, où « Sur la route des frères Patison » s’est vu décerner le Prix Littérature du Lions Clubs International par le District Nord de l’institution, relançant les ventes, m’offrant l’occasion unique de le promouvoir au Salon de Paris (où la compagnie aérienne XL Airways a passé une grosse commande auprès de l’éditeur afin d’offrir le roman à ses passagers se rendant à Las Vegas), de participer à des soirées-conférences pour le présenter, et surtout d’être accueilli à bras ouverts durant plusieurs jours, en août dernier, chez des cowboys de l’Oregon qui animent un Club Lions au fin fond de l’Ouest américain.

    Comme quoi un livre peut sortir de rien, ou disons de peu de choses, et se retrouver bien au-delà des horizons prévisibles… Connaître son cheminement original permet aussi, je pense, d’en appréhender plus aisément les atouts et les faiblesses. En tout cas, avec une note de 7,5 sur 10, les deux frères s’en sortent comme des chefs : cela vaut même officiellement une mention « bien » au baccalauréat. Merci, merci mille fois, Chinouk !

    (D’ailleurs, ce livre vous était prédestiné : Didier Tonfale n’avoue-t-il pas, dès la deuxième page, « Je voulais justement être lâché comme le Chinook » ?!!!…)

    • Chinouk
      29 octobre 2013 à 10 h 15 min -

      Bonjour Max, merci de votre commentaire. Effectivement , Didier et Chinouk étaient faits pour se rencontrer. J’adore retrouver mon pseudo dans des histoires 🙂 Bonne continuation.

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