N’essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell


 Jonas Gardell   N'essuie jamais de larmes sans gants Premières phrases du livre
Cette journée d’août s’en est allée sans un nuage dans le ciel, mais à travers les fenêtres condamnées du service d’isolement l’été ne pénètre pas. L’homme dans le lit est terriblement amaigri et marqué par un sarcome de Kaposi au stade avancé. Il n’a plus que quelques jours à vivre. Habituellement, ce syndrome ne touche que les hommes âgés issus du pourtour méditerranéen et progresse avec une telle lenteur que les malades finissent par mourir d’autre complication.Or, depuis un certain temps, une multitude de cas ont été rapportés, surtout aux États-Unis où cette forme de cancer s’est montrée beaucoup plus agressive.

Pourquoi ce livre
Je dois vraiment dire que ce livre est venu me chercher ! Déjà, j’ai eu la grande chance de le gagner lors d’un concours puis dernièrement, en rangeant ma bibliothèque, en voulant le déplacer, je l’ai ouvert et j’ai lu la première page, comme je le fais souvent quand je déplace mes livres, mais là, impossible de le lâcher ! Et me voilà partie à lire ce gros pavé de 600 pages, écrit en minuscule, alors que j’avais prévu de lire autre chose…

Résumé

1982. Rasmus vient d’avoir son bac et quitte sa campagne. À Stockholm, il va pouvoir être enfin lui-même. Loin de ceux qui le traitent de sale pédé. Benjamin est Témoin de Jéhovah et vit selon les préceptes religieux de ses parents. Sa conviction vacille le jour où un homme lui lance avec humour :  » Tu le sais, au moins, que tu es homosexuel ?  » Rasmus et Benjamin vont s’aimer. Autour d’eux, une bande de jeunes gens, pleins de vie, qui se sont choisis comme vraie famille. Ils sont libres, insouciants. Or, arrive le sida. Certains n’ont plus que quelques mois, d’autres quelques années à vivre.

Mon avis sur N’essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell

Alors là, les amis, je n’étais pas prête ! Je viens de prendre une claque phénoménale avec cette lecture qui rentre dans mon top 10 de mes coups de cœur de tous les temps !
Pour tout vous dire, j’ai versé ma première larme à la page 17 donc bon…

Dans N’essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell on va découvrir la vie de deux garçons : Rasmus et Benjamin, ainsi que leur bande de copains de Stockholm. On va les suivre de leur petite enfance jusqu’à leur fin. Et c’est un premier point que je voudrais souligner, l’auteur nous propose des flash-back avec une telle simplicité et fluidité, malgré la densité du livre et le nombre de personnages, à aucun moment on ne se pose la question de savoir de qui on parle. J’ai eu peur au début, mais non, l’auteur prend soin de nous glisser un repère en début de chapitre pour nous situer.

Jonas Gardell a très bien travaillé ses personnages et a tout fait pour que l’on s’attache à ces garçons qui sont tous plus différents les uns que les autres. Personnellement, j’ai eu énormément d’empathie pour Benjamin, ce jeune homme tourmenté entre sa foi en Jehovah et son homosexualité. Les parents de Rasmus m’ont beaucoup touchée aussi. En revanche, Paul, la ‘folle’ de service, m’a agacée, il est trop cliché, trop too much pour moi. Certaines de ses réflexions m’ont mise mal à l’aise, mais je pense que c’était voulu de la part de l’auteur pour proposer tout un panel d’homo.

Et puisque je vous parle de l’écriture de Jonas Gardell, je tiens à vous dire qu’elle est juste exceptionnelle ! Elle est sublime et descriptive, on reçoit les choses par des mots qui vont à l’essentiel et qui du coup font mouche.

J’ai trouvé une certaine poésie dans ses descriptions, dans ses phrases. Jonas Gardell m’a vraiment touchée en plein cœur. J’ai du mal à imaginer que l’auteur soit humoriste !

Des pauses ont été nécessaires parfois dans ma lecture, tellement que ce qu’écrivait Jonas me touchait, certains passages ont mis mon cœur de maman à rude épreuve.

Bien que profondément dur, j’ai trouvé ce livre sur le Sida, très instructif. J’y ai appris aussi pas mal de choses sur les témoins de Jehovah, j’ai trouvé cela très intéressant.

Je peux vous dire que jamais je n’oublierai Benjamin, Rasmus et leurs potes. Alors, si vous avez « N’essuie jamais de larmes sans gants » sur vos étagères sortez-le immédiatement et si vous ne l’avez pas encore, courez l’acheter !

N'essuie jamais de larmes sans gants

10

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

10.0/10

L'HISTOIRE

10.0/10

Infomations

  • Gaïa (6 juin 2018)
  • Collection Kayak
  • 848 pages

Un commentaire

  • Electra
    1 juin 2020 à 17 h 10 min -

    quel enthousiasme ! Fanny a adoré et du coup je l’ai repéré mais jamais eu le temps de le lire, les 600 pages ne me font pas peur mais simplement, d’autres priorités. Il est à la BM, j’attends qu’elle soit de nouveau ouverte pour aller mettre la main dessus !

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