Musher de Julien Gravelle


Rédigé le 26 février 2021

livre Musher de Julien GravellePremières phrases du livre
Ma chienne et moi en étions venus au moment où un coup de fusil peut être considéré comme un service. Un matin d’été, je l’ai trouvée couchée au milieu du chenil. Elle ne s’était pas levée en me voyant et, quand elle a essayé de s’approcher, j’ai vu que ses pattes arrière ne la portaient plus. Elle ne semblait pas souffrir, j’ai immédiatement compris que c’était grave. Trouver une jeune chienne paralysée, ce n’est pas simplement déroutant, c’est révoltant.

Pourquoi ce livre
Je suis passionnée de chien de traîneau depuis toujours, et ce récit de Julien Gravelle aux éditions Wildproject me fait de l’œil depuis des années. Et puis ce mois, au miracle, il fait partie de la masse critique non-fiction de Babelio! Je participe et pour mon plus grand plaisir, j’ai été sélectionnée !
Un coup de bol, car j’avais complètement zappé la date, et je ne m’en suis rappelé qu’à midi, en général à cette heure-ci bien souvent c’est déjà trop tard pour postuler à certains ouvrages. Le fait que ce livre ne soit pas une nouveauté a dû jouer en ma faveur.

Résumé

Comment en sommes-nous venus à manger de la viande, et non plus des animaux ? Comment avons-nous cessé de faire société avec les bêtes ? Comment cela a-t-il appauvri notre humanité ?

Ce court récit est la méditation d’un jeune musher sur l’animalité. Taraudé par la question du rapport juste à l’animal — un rapport ni mièvre, ni cruel — Gravelle l’aborde par un angle singulier : en étudiant la société que nous formons, de fait, avec les bêtes.
À la lisière du récit et de l’essai, Musher nous fait entrer dans la profondeur de l’hiver boréal et l’intimité de la vie avec les chiens.

Mon avis sur Musher de Julien Gravelle

Julien Gravelle est un musher français qui c’est installé au Québec. Dans ce tout (trop) petit livre, il nous parle de sa passion pour le mushing, de la relation qu’il entretient avec sa meute de chiens et son chien de tête, du fonctionnement des chiens dans un attelage de traîneau. Des petits textes qui éclaireront et raviront le « grand public » sur cette activité.

Au fil des saisons, il nous fait découvrir la nature et la faune qui l’entoure, son état d’esprit, ses réflexions.

Le mushing n’étant pas une découverte pour moi, je me suis demandé un moment ce que j’allais bien pouvoir ressortir de cette lecture. J’ai tout de même trouvé le premier texte « Ma chienne et moi » où il nous parle de sa chienne Batoche extrêmement touchant. En revanche, je suis resté complètement hermétique au dernier texte « Cette lueur dans l’œil d’un caribou » où il s’interroge sur notre consommation de viande. Entre les deux j’ai trouvé les écrits de l’auteur agréable. Les textes sur l’automne et l’hiver m’ont forcement plus parlé que les autres saisons.

Je ne suis vraiment pas adepte des textes courts, car je n’arrive pas à m’imprégner de l’histoire et c’est hélas ce qui s’est passé ici.

L’auteur a écrit un roman, Nitassinan, toujours chez Wildproject, il faudrait que je me pense dessus, car je suis triste de ne pas avoir réussi à entrer dans ce livre qui pourtant me faisait envie depuis très longtemps. Ce n’était peut être pas le bon moment pour découvrir ce livre, je retenterai une lecture plus tard.

Musher de Julien Gravelle

6

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

7.0/10

L'HISTOIRE

5.0/10

Infomations

  • Wildproject Editions - 1 mai 2014
  • 128 pages

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