Diagonale eurasienne de Benjamin Valverde


Diagonale-eurasienne-benjamin-valverde Premières phrases
La paralysie est générale. Des millions de passagers désespèrent d’embarquer. Les compagnies aériennes compilent leurs pertes. Les roses du Kenya ne peuvent plus atteindre les étals des fleuristes européens, les saumons norvégiens sont absents des restaurants de sushi de Tokyo […]. Le crépitement frénétique des tableaux d’affichage des aéroports – le pouls d’un monde atteint de tachycardie -s’est arrêté. La Terre ne tourne plus depuis que les avions n’en font plus le tour. La faute à l’Eyjafjöll qui, après deux siècles de sommeil, a décidé de se faire connaître en toussant cent millions de mètres cubes de cendres dans l’atmosphère.
Pourquoi ce livre ?
Ce livre me faisait envie depuis bien longtemps, avant sa sortie même (cela m’apprendra à traîner mes guêtres trop souvent sur le site de Transboréal ! Je souhaitais le lire, car un périple de 26 000 km en vélo, cela me fait rêver d’autant plus quand celui-ci traverse l’Australie et l’Asie. J’aime les récits de voyage à vélo puisque dans un coin de ma tête, je prépare le mien. À moindre échelle d’accord, mais un voyage quand même 🙂

Mon avis sur Diagonale eurasienne de Benjamin Valverde

Diagonale eurasienne est le récit de Benjamin Valverde et de sa compagne Émilie. En deux ans, d’avril 2010 à mai 2012, avec leurs vélos et leurs cartes, ils ont parcouru 26 000 km à travers le désert australien, l’Asie du Sud-est, les hauts plateaux tibétains, Le Pamir , les steppes d’Asie centrale, le Caucase et l’Europe.
Un tracé qui me fait grandement rêver. J’ai attendu longtemps ce livre et je n’ai pas été déçue. Je l’ai dévoré en quelques jours. L’écriture de Benjamin est de qualité et très agréable à lire.
Leur voyage n’a pas été de tout repos, ils ont parcouru l’Oodnadatta track en Australie dans des conditions dantesques ; ils étaient d’ailleurs les seuls de l’année à avoir réussi à le parcourir en vélo quand ils sont passés, mais à quel prix! Il faut dire qu’ils aiment repousser au maximum leurs limites.

P204
« une fois de plus, nous préférons les tumultes de l’ imprudence à la voie sereine de la sagesse »

De la Pamir Highway à 4000 m d’altitude, ou la terrible piste de la vallée de Vakhan ils ne se sont rien épargné.

P203
« ici débute l’une des plus rudes pistes de la région, qui met en émoi ceux qui l’empruntent. Dénivelé, dunes, pierriers et vents violents à près de 4000 mètres d’altitude. »

Leur voyage a été parsemé de rencontres aussi belles qu’improbables et comme souvent, les personnes qui n’ont rien offrent tout. On a vraiment des leçons à tirer d’eux, nous, ici dans nos pays riches.
Quelques cyclo-randonneurs rencontrés en chemin se sont parfois joints à l’aventure.

Cet ouvrage est passionnant, on y apprend de nombreuses choses sur les peuples et les régions traversées . J’aime beaucoup les récits de ce genre qui mêlent aventure et cultures, à condition que cela ne devienne pas trop «tu as vu, j’en sais des choses !», et ce n’est absolument pas le cas avec Diagonale eurasienne.
Le livre est également agrémenté de très jolies photos.
Encore une fois, je viens de terminer un Transboréal de très bonne qualité et je vous le recommande fortement.

Diagonale eurasienne : A vélo de l’Australie à l’Europe – Benjamin Valverde – Editions Transboréal (21 mai 2015) – 273 pages

Diagonale eurasienne de Benjamin Valverde

9

L'écriture de l'auteur

9.0/10

Le récit

9.0/10

En résumé

  • 26 000 kilomètres à vélo à travers trois continents

Infomations

  • Transboréal (21 mai 2015)
  • 273 pages
  • 20.90 €

6 commentaires

  • Electra
    8 décembre 2015 à 22 h 10 min -

    Quel joli billet ! Difficile de résister ! J’ai pas mal bourlingué mais à vélo, non, j’aurais trop mal à mon fessier 😉

    • Chinouk
      9 décembre 2015 à 9 h 34 min -

      je me suis suis mise un peu par « obligation», car depuis 2 ans j’ai des pb de dos qui fond que porter un sac à dos sur plusieurs jours n’est pas envisageable, et comme j’ai la bougeotte : si je ne peux le faire a pied , je le ferai en vélo. Pour les fesses avec une bonne selle et un bon rembourrage, ça passe. 🙂

  • keisha
    9 décembre 2015 à 10 h 10 min -

    Purée, encore un Transboreal qui fait envie (pour le vélo, dis donc, mieux vaut savoir réparer une crevaison… en tout cas si ton périple passe par chez moi, tu as une halte obligatoire là!)
    Sinon, je suis en train de lire Grizzly Park (et refaire dans ma tête mon dernier voyage aux USA) et après, y’a plus à lire!!

    • Chinouk
      17 décembre 2015 à 10 h 53 min -

      Un très bon Transboreal ! Niveau écriture je pourrais le comparer à « aux quatre vents… » c’est pour dire Alors mon périple va plus longer la côte Atlantique, mais si jamais je passe par chez toi c’est avec grand plaisir que je m’arrêterais

  • nansou
    24 janvier 2016 à 22 h 29 min -

    Rho dans ma wish list celui-là !!!

    • Chinouk
      25 janvier 2016 à 12 h 48 min -

      ah ben oui forcement 🙂 et je suis sur qu’il te plairas

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