Arrachez les bourgeons tirez sur les enfants


Arrachez les bourgeons tirez sur les enfants de Kenzaburô Oé

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des enfants d’une maison de correction fuient les bombardements et se réfugient dans un village de montagne. Leur éducateur les place sous l’autorité d’un maire convaincu qu’un mauvais enfant doit être supprimé  » dès le bourgeon « . Le jeune narrateur et son petit frère font partie de ce groupe de délinquants bientôt à la merci des villageois haineux, qui les contraignent à enterrer des animaux victimes d’une épidémie. Quand trois personnes meurent, contaminées, les villageois, pris de panique, abandonnent le village en y enfermant les enfants, qui prennent possession des maisons désertées et esquissent même les règles d’une vie en société. Temps suspendu, unique dans cette histoire de bruit et de fureur, où s’expriment les douceurs de la fraternité et les joies d’un premier amour. Malgré la présence d’un jeune Coréen et d’un soldat déserteur qui tentent de les aider, l’affrontement avec les villageois de retour ne pourra être évité. Cette impressionnante fable sociale écrite en 1958 appartient à la grande veine de Kenzaburô Ôe. Densité, richesse d’analyse, foisonnement de l’imagination, violence, émotion: toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.

Premier paragraphe :Tard dans la nuit, deux d’entre nous ont pris la fuite, ce qui, l’aube venue, nous a empêchés de partir, Nous avons passé ce court laps de temps à faire sécher à la faible lueur du soleil matinal nos manteaux kaki en tissu rêche, qui étaient restés moites pendant la nuit, à regarder la route goudronner au-delà de la haie vive basse et à contempler la rivière ocre rouge qui coulait plus loin, derrière quelques figuiers. La pluie torrentielle de la veille avait provoqué des craquelures sur la route goudronnée et une eau limpide coulait dans ces entailles aiguës, tandis que la pluie, la neige fondue et la rupture d’un barrage avaient fait monter le niveau de la rivière, qui s’était enflée avec fracas emportant à une vitesse extraordinaire des cadavres de chiens, de chats et de rats.

Pourquoi ce livre ? :

Quand j’ai vu ce livre, j’ai flashé sur la couverture ! Il était exposé sur une table au Forum du livre avec d’autres livres japonais, lors du « Japon à l’honneur  » suite à l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima.Je suis d’ailleurs repartie avec 2 autres livres japonais.

Il y a des livres que j’hésite à acheter, l’histoire me plaît, mais je ne sais pas, je les prends , je lis quelques lignes, puis je les repose, cela plusieurs fois, et il y a des livres que je prends une fois et que je ne lâche plus, « Arrachez les bourgeons tirez sur les enfants  » fait partie de cette catégorie ! Puis comme j’aime beaucoup cet auteur, j’étais sûre qu’il allait me plaire.

Arrivez à la caisse , le vendeur a confirmé mes dires, il a eu de superbes échos sur ce livre. Du coup, j’ai laissé en plan le livre que j’étais en train de lire – en l’occurrence Anita Blake t1 – pour commencer celui-ci.

Note : 7/10

Mon avis sur Arrachez les bourgeons tirez sur les enfants

Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants est un petit livre qui se lit très vite, car on a envie de savoir ce que vont devenir ses enfants livrés à eux-mêmes, seuls dans ce village au milieu de la montagne, sans aucune possibilité de s’échapper. Bien que le thème du livre est assez dur, j’ai trouvé cette lecture facile, j’ai très envie de continuer la découverte de l’oeuvre de Kenzaburô Oé
Ce que n’ai pas aimé :
L’auteur parle très souvent du sexe des petits garçons, cela m’a presque « dérangée ».

3 commentaires

  • Nina
    30 avril 2012 à 19 h 56 min -

    Je n'ai jamais lu cet auteur, je n'ai pas pu participé à ses conférences à cause du monde sur le salon, mais je l'ai écouté à l'émission « la Grande Librairie ». C'est en effet un grand Monsieur qui a une expérience « très réaliste » du problème nucléaire. On devrait tous l'écouter, moi il m'a convaincue, mais bon je l'étais déjà….Ce que tu dis sur ce que tu n'as pas aimé dans ce livre pourra aussi me déranger, mais je note ce titre j'aime le thème de ce roman.Moi aussi je me suis inscrite à ce challenge, j'ai acheté pas mal de romans de littérature japonaise en poche, parce qu'en ce moment j'en lis beaucoup. Alors à bientôt donc je passerais au cours des mois suivants voir ce que tu proposes pour ce challenge, pour le mois de mai c'est une recette de cuisine. Pas facile !!!!

  • Chinouk
    1 mai 2012 à 9 h 08 min -

    Coucou Nina, n'hésite pas à le lire 🙂

  • Olivier
    1 mai 2012 à 15 h 25 min -

    Je pense que cet auteur écrit sans tabou. Dans Seventeen, il parle également sans la moindre retenu du sexe de l’adolescent. Cela ne m'a pas gêné mais il faut avouer que c'est assez « cru ».
    Sinon, merci pour ta critique. Je pense lire ce livre et d'autre de Oé dans le futur mais pour le moment le challenge continu 😉

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