Une part de ciel de Claudie Gallay


Premières phrases
On était trois semaines avant Noël. J’étais arrivée au Val par le seul train possible, celui de onze heures. Tous les autres arrêts avaient été supprimés. Pour gagner quelques minutes au bout, m’avait-on dit.
C’était où, le bout ? C’était quoi ?
Le train a passé le pont, a ralenti dans la courbe. Il a longé le chenil. Je me suis plaqué le front à la vitre, j’ai aperçu les grillages, les niches, les chiens. Plus loin, la scierie sombre et la route droite. Le bungalow de Gaby, la boutique à Sam, les boîtes aux lettres sur des piquets, le garage avec les deux pompes et le bar à Francky.
On avait bâti des maisons tristes cent mètres après la petite école. Les stations de ski étaient plus haut, sur d’autres versants.
J’ai pris ma valise. Je l’ai tirée jusqu’à la porte.

Pourquoi ce livre :
je possède « Une part de ciel » dans ma bibiliothèque depuis sa sortie en grand format. Le résumé me tentait tellement que dès sa parution, il est arrivé chez moi. Je l’ai commencé aussitôt et aussi vite lâché. Deux ans plus tard, je retente ma lecture. Et bien, j’ai dû lutter pour arriver au bout de ses 480 pages !

Mon avis sur Une part de ciel

Dans ce roman, nous faisons la connaissance de Carole, Philippe et Gaby. Trois frère et sœurs qui se retrouvent dans leur village d’enfance à l’occasion du potentiel retour dans la région de leur père pour Noël.
Ces retrouvailles seront l’occasion de mettre à plat les non-dits sur un événement qui s’est passé durant leur enfance.

Nous allons suivre Carole, au jour le jour – c’est la seule à ne plus vivre dans ce village de montagne de la Vanoise. Les chapitres sont cours et découpés en journées.

Des chapitres courts, mais des journées longues, mais longues … il ne se passe rien. Les journées passent à la vitesse d’un escargot fatigué !
On attend pendant tout le livre le retour du père, va-t-il vraiment arriver ?
On subit le travail de traduction de Carole – avec des textes du livre qu’elle est en train de traduire-, des pages qui ne servent à rien et sont complètement inutiles à l’histoire, mis à part pour nourrir mon ennui.

Les événements du passé sont rabâchés à longueur de pages, encore et encore, cela en devient tellement lassant !

Pourtant il se dégage de cette histoire une certaine langueur qui m’a tout de même plu et m’a poussée à aller au bout du livre.
J’ai apprécié l’écriture mélancolique et la sensibilité de l’auteure.

Les dernières pages nous livrent un semblant de suspens dont sincèrement on se fiche un peu.

Je ne ferme pas la porte à Claudie Gallay dont le style m’a plu mais je vais laisser passer quelques mois avant de me pencher sur un autre de ses livres.

Cette lecture m’a tout de même confirmé une chose : quand je lâche un livre, ce n’est pas la peine que j’y revienne ( j’ai vécu la même expérience avec le Hiver De Rick Bass. )

5 commentaires

  • Léa Touch Book
    18 février 2017 à 10 h 29 min -

    Il est dans ma PAL, j’ai hâte de le lire 🙂

  • Hélène
    20 février 2017 à 13 h 16 min -

    J’avais beaucoup aimé, j’aime le rythme lancinant de Claudie Gallay. Et j’aime la montagne, ça aide !

    • Chinouk
      3 mars 2017 à 15 h 27 min -

      J’aime bien aussi normalement… c’est ce qui a fait que je suis tout de même allée au bout, mais piouf ! !

  • Violette
    27 février 2017 à 20 h 30 min -

    Même opinion, à peu de chose près. Trop de longueurs je m’en souviens mais un ressenti très positif. J’aime le style Gallay et ma préférence va à Seule Venise!

    • Chinouk
      3 mars 2017 à 15 h 24 min -

      je note « seule Venise » alors…

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