Le saut oblique de la Truite Jérôme Magnier-Moreno


Livre le saut oblique de la truite jerome magnier morenoPremières phrases
Je m’attendais à des chiottes à la turque, mais en fait pas du tout.
Les toilettes du cimetière Montparnasse sont au contraire d’un bon niveau malgré ce que l’on pourrait redouter en les observant de l’extérieur, avec leur allure de boxes de chevaux, de stalles en plein air, leur gratuité…

Pourquoi ce livre
Jérôme Magnier-Moreno m’a proposé de recevoir son livre, il me l’a tellement bien vendu que je suis allée voir ce qu’il se disait ici et là à son sujet, et effectivement ce livre avait tout pour me plaire. Corse, randonnée, Nature Writing, il ne m’en fallait pas plus. La réception a été une très jolie surprise : j’ai une gare à mon nom ! Savez-vous que j’adore les gares ? Celle de Francardu a été rebaptisée Chinouk le temps d’un envoi.

Mon avis

« Le peintre Jérôme Magnier-Moreno a mis dix ans pour écrire une histoire qui ne parle de rien – ou presque ; un jeune homme parti pêcher le long du GR20… Un premier roman initiatique procurant une impression unique de liberté. »

Tous les éléments étaient réunis pour que cet étudiant en architecture passe un bon week-end de trois jours en Corse : un bon copain, de la randonnée, et des parties de pêche dans les sublimes rivières de l’île de beauté. Le rendez-vous est donné devant la gare de Francardu (que l’on découvre sur la couverture), un petit village perdu entre Corte et Bastia. Sauf que voilà, Olivier, le copain randonneur, ne vient pas.
Pendant tout le récit, Oliver est présent par sa non-présence. Son absence ne pose pas plus de problèmes que cela au narrateur, qui n’a que trois jours de vacances, et donc pas de temps à perdre à l’attendre.

De chambre d’hôte en nuit sous la tente, de partie de pêche en balade sur les sentiers caillouteux, l’auteur nous fait découvrir la magnifique palette de couleurs de la Corse. Les chapitres sont d’ailleurs découpés en couleurs.
Entre rêve et réalité, entre récit et roman, ce tout (trop) petit livre ne m’a pas laissée indifférente.
J’ai été séduite par l’écriture douce et poétique de l’auteur que j’ai énormément appréciée. Certains passages assez crus nous ramènent toutefois à la réalité des choses.

P28:

La Corse. Boisée. Magnifique. Mer bleue. Minuscules coques blanches des bateaux jetées dans l’eau comme une poignée de graviers. Côtes brunes. Nouvelle palette de couleurs. Chemins, petits villages nichés. Vient-on de traverser le Cap Corse ? Ça a fait Mer-terre-mer-aéroport.

Le dernier chapitre, bleu profond, nous ouvre les yeux sur le pourquoi de la non-présence d’Olivier.

J’aurais voulu découvrir ce petit livre au bord d’une rivière par une belle journée de printemps, la météo en a voulu autrement en me proposant ces derniers jours des températures automnales. Voulant lire ce livre avant de partir moi-même en randonnée dans le sud, je me suis installée sous ma couette pour partir le temps d’un long week-end en Corse avec le narrateur.

L’objet livre est juste sublime, une couverture agréable au toucher, décorée par les aquarelles de Jérôme Magnier-Moreno lui-même. Ce livre n’est pas près de quitter les étages de mes bibliothèques. Je le relirai probablement, au bord de l’eau cette fois-ci.

Mon seul regret : qu’il soit si court !

Le saut oblique de la Truite – Jérôme Magnier-Moreno – éditions Phébus – 11 €

Un commentaire

  • Marie-Claude
    29 avril 2017 à 1 h 35 min -

    Ce joli roman, tout bien emballé dans son enveloppe personnalisé, a même réussi à se rendre au Québec!

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