Une question de temps de Samuel W Gailey


Une question de temps GallmeisterPremières phrases
L’écho la hanterait le restant de ses jours. Rien d’inhabituel dans ce bruit-là – ce n’était pas un hurlement glaçant, ni un pleur déchirant, ni la plainte aiguë d’une sirène d’ambulance – non, rien de tout cela. C’était davantage un son simple et répétitif qui jaillissait de sombres tréfonds ; un son en apparence inoffensif. Comme le clapotis d’une pluie nocturne, ou le bourdonnement d’une climatisation, ou le chant innocent d’un rouge-gorge. Un son qui ne serait qu’un bruit blanc pour certains, un vague agacement pour d’autres, mais Alice ne serait jamais en mesure d’en étouffer le vacarme et l’empreinte fatale qu’il avait imprimés dans sa mémoire…

Pourquoi ce livre

J’ai entendu beaucoup de bien de « Deep Winter », le premier livre de Samuel W. Gailey paru chez Gallmeister. Je ne l’ai pas encore lu, mais le résumé d’ « Une question de Temps » m’a interpelée et j’ai trouvé la photo de couverture très belle. Donc, let’s go !

Mon avis sur Une question de temps de Samuel W Gailey

Alice, 21 ans, est ce qu’on pourrait appeler une paumée. Elle a fugué de chez elle à 16 ans et depuis, elle erre de ville en ville, de bar en bar. Si Alice boit beaucoup, c’est pour oublier le drame qui a foutu sa vie en l’air six ans auparavant.
Un lendemain de cuite, elle se réveille dans un mobil-home inconnu, avec un type allongé à ses côtés mais il y a un gros problème : le type est mort ! En cherchant son sac pour partir de là, elle tombe sur une grosse quantité de drogue et 100 000 dollars posés sur la table de la cuisine. Alice, étant sans un sou en poche, prend la décision de partir avec l’argent. Et c’est à ce moment-là que les ennuis commencent…

Dès les premières phrases de «Une question de temps », j’ai su que j’allais aimer ce livre et cela n’a pas manqué, j’ai été emportée par l’histoire et le personnage d’Alice. Un personnage pour lequel j’ai eu beaucoup d’affection. Pour son histoire, pour le drame terrible qu’elle a vécu, pour sa vie de galère. J’ai apprécié la suivre dans son road-trip et son retour aux sources.

L’histoire est décomposée en deux époques : 2005, l’année du drame et 2011, le présent. Ces aller-retour permettent de bien cerner le personnage d’Alice et de dynamiser l’histoire.

L’écriture de Samuel W. Gailey est fluide et addictive. Je me suis régalée avec ce roman même si j’ai trouvé un peu « faciles » quelques situations délicates et le dénouement de l’histoire.

Il va falloir que je me penche plus sérieusement sur la collection « Noir » de Gallmeister !

Je comprends à présent pourquoi l’on disait tant de bien sur Samuel W. Gailey ! Et je vais très prochainement me procurer «Deep Winter», d’autant plus que je trouve la couverture de sa réédition en Totem magnifique.
Connaissez-vous Samuel W. Gailey ? Avez-vous lu «Deep Winter» ou «une question de temps» ?

Une question de temps - Samuel Gailey

21.30 €
8.3

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

8.5/10

L'HISTOIRE

8.0/10

Infomations

  • Editions Gallmeister (4 janvier 2018)
  • 334 pages
  • Traduction : Laura DERAJINSKI

8 commentaires

  • Marie-Claude
    14 janvier 2018 à 20 h 50 min -

    Ce titre m’intrigue…Ce que tu en dis me parle. Jamais lu Gailey encore. Je note!

    • Chinouk
      16 janvier 2018 à 14 h 28 min -

      N’hésite pas si tu le croises.

  • maggie
    15 janvier 2018 à 22 h 37 min -

    Je ne connais pas encore la collection noire de Gallmeister, ni cet auteur. Je note aussi deep winter.

    • Chinouk
      16 janvier 2018 à 14 h 29 min -

      La collection noire vient d’être avalée par la collection Americana 🙂 mais cela ne change rien au contenu.

  • Marilyne
    16 janvier 2018 à 10 h 30 min -

    Les premières phrases sont accrocheuses ( j’aime beaucoup l’expression  » bruit blanc  » ) ! Et comme toi, je vais aller voir ce Deep Winter.

    • Chinouk
      16 janvier 2018 à 14 h 30 min -

      Je ne vais pas tarder pour Deep Winter non plus 🙂

  • Violette
    21 janvier 2018 à 19 h 17 min -

    tentée ! Je ne connais pas l’auteur mais avec Gallmeister, ça déplaît rarement!

    • Chinouk
      27 janvier 2018 à 11 h 31 min -

      c’est vrai que chez Gallmeister les déceptions sont rares ! j’en ai lu pas mal et pourtant je ne crois pas qu’un titre mais énormément déplus.

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