Prière pour ceux qui ne sont rien de Jerry Wilson


livre  Jerry Wilson Priere pour ceux qui ne sont rienPremières phrases
Si vous traversez la rue et que vous marchez un bon moment, vous tomberez sur Cypress Grove Park, où vous trouverez de l’herbe, des arbres, une grande mare, des oiseaux et de l’air frais. Pour y arriver, il vous faudra cependant emballer toutes vos affaires et les trimballer avec vous. Si vous laissez quelque chose derrière vous, ce sera immédiatement volé. À quelques encablures seulement du sanctuaire, le refuge douteux sous le pont de l’autoroute est plus accessible. En plus, tout le monde sait qu’on n’est pas vraiment chez soi à Cypress Grove.

Pourquoi ce livre
C’est le titre qui, dans un premier temps, m’a interpellée. Ensuite, la quatrième de couverture présentait Jerry Wilson comme l’héritier de Ginsberg, Bukowski et Steinbeck. Le résumé et les avis dithyrambiques que j’ai lus à propos de ce livre ont fini par me convaincre que je devais, moi aussi, le lire.

Mon avis sur Prière pour ceux qui ne sont rien de Jerry Wilson

banc dans un parc

Dans ce cours récit nous allons suivre Swiveller, un garde forestier, en charge de surveiller et nettoyer les parcs publics de la ville de Boise, Idaho.
Ceux-ci sont occupés par les laissés pour compte de la société américaine qui ont fait – par la force des choses — de ces parcs leur chez eux. Swiveller passe volontiers du temps avec eux, il les connait tous, les comprend.

Dans ces petites chroniques, l’auteur va se servir de sa propre expérience de garde forestier dans cette ville pour mettre en scène des personnages abîmés par la vie, mais haut en couleur.
Des odeurs de crasse, d’urine, de détritus vous titilleront les narines tout le long de votre lecture. Mysophobique s’abstenir !
Vous allez prendre une sacrée claque en lisant ce recueil, car c’est la réalité crue que nous livre ici Jerry Wilson. Avec des mots parfois durs, l’auteur arrive tout de même à ne pas tomber dans le pathos. Des situations parfois cocasses nous arrachent même quelques sourires. Il n’est pas question de déchéance ici, il se dégage plutôt de ce récit une sorte de bienveillance. À aucun moment je ne me suis sentie mal à l’aise devant ces histoires qui sont pourtant très fortement inspirées de personnages que l’auteur a connus.

Ce livre est composé de petites chroniques (nouvelles ?), de morceaux de vie cabossée. On ne peut s’en détacher avant la fin, on retrouve avec plaisir certains personnages d’une chronique à l’autre.

Prière pour ceux qui ne sont rien est un livre poignant et fort qui nous montre l’autre versant de l’American way of life.

Prière pour ceux qui ne sont rien de Jerry Wilson

8.3

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

8.5/10

L'HISTOIRE

8.0/10

En résumé

  • Traduit par Sebastien Doubinsky
  • Titre original "A Kind of Kaddish"

Infomations

  • Le Serpent à Plumes (11 janvier 2018)
  • 176 pages
  • Broché : 18 € Ebook: 12.99€

3 commentaires

  • Marie-Claude
    28 février 2018 à 14 h 43 min -

    J’en déduis, à te lire, qu’il me le faut absolument!

  • Violette
    4 mars 2018 à 16 h 07 min -

    je crois que j’adorerais! C’est le genre « chroniques » qui me freine légèrement… très légèrement !

    • Chinouk
      7 mars 2018 à 16 h 41 min -

      Oh non ne t’inquiète par, car c’est des chapitres indépendants, mais qui finalement se suivent, ce n’est pas du tout gênant ? J’ai bien aimé et pourtant je n’aime pas trop les romans cours.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.