LaRose de Louise Erdrich


roman  louise erdrichPremières phrases
« C’est là où la limite de la réserve coupait en deux, de manière invisible, un épais bosquet – merisier peupliers, chênes rabougris – que Landreaux attendait. Il affirmera qu’il n’avait pas bu ce jour-là, et par la suite on ne trouva aucune preuve du contraire ? C’était un catholique pieux et respectueux des coutumes indiennes, un homme qui, lorsqu’il abattait un cerf, remerciait un dieu en anglais et faisait une offrande de tabac à un autre en ojibwé. »

Pourquoi ce livre
C’est un peu une histoire de « je t’aime moi non plus » que j’entretiens avec cette auteure ! Tous ces livres m’attirent énormément, mais le premier (le seul) que j’aie lu, « Ce qui a dévoré nos cœurs« , a été une lecture en demi-teinte et j’ai très vite abandonné le second, « Le jeu de l’ombre« . Je suis quelqu’un de têtu, qui ne baisse pas facilement les bras, car devant toutes les louanges que reçoit Louise Erdrich, il est impensable que je passe à côté. D’autant plus que, comme je vous le dis plus haut, toutes ses histoires me font envie. Je pense qu’il suffit juste que j’apprivoise l’écriture de l’auteure. C’est donc pour cela que j’ai retenté l’expérience avec LaRose, et cette fois-ci fut enfin la bonne. Merci à Léa du Picabo River Book Club pour cet envoi.

Résumé

Landreaux Iron, excellent tireur, part à la chasse pour tuer le cerf qu’il traque depuis plusieurs jours, sauf que voilà, il rate sa cible. Le cerf s’enfuit, mais allongé à terre se trouve Dusty, 5 ans, le fils de ses amis Peter et Nola Ravich. Le petit garçon est mort. Landreaux va alors prendre la décision d’appliquer une ancienne coutume ojibwé, qui est de donner LaRose, son plus jeune fils, aux parents endeuillés.

Mon avis sur le roman de Louise Erdrich

LaRose est un roman sur la résilience et sur les traditions ancestrales des Indiens ojibwé.

L’ancienne coutume dont il est question ici peut apparaitre terrible au premier abord, mais l’on va se rendre compte qu’elle est bénéfique sur bien des points.

La construction du roman est assez efficace. L’histoire débute le jour du drame, en 2000, et l’on découvre ce qui en découle. Ensuite, on fait un saut dans la jeunesse des deux pères de famille. Puis, on part très loin dans le passé pour rencontrer la première LaRose et ses descendantes. Enfin, on retrouve les deux familles, deux ans plus tard. Dans la dernière partie, l’auteure réunit, tous les protagonistes du roman.
Les personnages principaux adultes de cette histoire vont tous évoluer en bien, même si c’était très mal parti pour certains. J’ai trouvé les enfants des deux familles très matures. Le petit LaRose m’a beaucoup touchée, pauvre petit bonhomme, il n’a rien demandé à personne et se retrouve arraché à sa famille. Nous allons découvrir qu’il est le descendant de cinq LaRose, toutes des femmes avec un don particulier, don qu’il a hérité lui aussi.

Tous les personnages m’ont plu, chacun pour ce qu’ils sont. J’ai aimé découvrir comment ils étaient lié entre eux dans leurs passés.

Il m’a fallu quelques pages pour m’habituer à la plume de Louise Erdich, mais une fois passé ce cap, j’ai dévoré ce roman. Une atmosphère particulière se dégage de cette histoire, une agréable sensation de bienveillance entoure ce récit.

Quel plaisir de découvrir les traditions ojibwés, l’auteure s’est d’ailleurs inspirée des récits de ces ancêtres pour écrire cette histoire.

Il est clair, à présent, que je vais poursuivre ma découverte de cette auteure. D’ailleurs, si vous aimez Louise Erdich, n’hésitez pas à me recommander des titres.

LaRose est un magnifique roman sur le renoncement et la résilience, à découvrir.

picabo river book club

LaRose de Louise Erdrich

24.00€
8.3

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

8.0/10

L'HISTOIRE

8.5/10

En résumé

  • Traduction : Isabelle Reinharez

Infomations

  • Albin Michel (17 janvier 2018)
  • Collection Terre d'Amerique
  • 528 pages

8 commentaires

  • maggie
    10 février 2018 à 9 h 07 min -

    J’ai commencé mais pas terminé Femme nue jouant Chopin. J’étais déçue parce que j’en ai entendu beaucoup de bien mais ce sont des nouvelles dans femme nue jouant Chopin et qui n’ont rien à voir avec les indiens…. Personnellement, je ne te recommande pas ce recueil…

    • Chinouk
      24 février 2018 à 12 h 56 min -

      rien que le titre ne m’attire pas 🙂 merci pour la non recommandation alors 🙂

  • Marie-Claude
    10 février 2018 à 17 h 28 min -

    J’ai lu ton billet en diagonale. Tu te doutes bien que je vais me garocher dessus dès qu’il arrivera.

    • Chinouk
      24 février 2018 à 12 h 58 min -

      Te garocher 🙂 🙂 Je vais attendre ton avis avec impatience, mais c’est sûr que tu ne seras pas déçu.

  • Karine
    11 février 2018 à 16 h 03 min -

    Je vais tenter de découvrir l’auteur avec ce roman alors. Il me tente beaucoup.

    • Chinouk
      24 février 2018 à 12 h 59 min -

      Tu ne le regretteras pas. C’est certain.

  • Lili
    16 février 2018 à 12 h 44 min -

    Je suis ravie que tu aies fini par apprécier Erdrich avec ce roman ! Pour ma part, ce n’est pas mon préféré mais j’en garde finalement un souvenir très lumineux.

    • Chinouk
      24 février 2018 à 13 h 02 min -

      je crois que j’ai fini par apprivoiser l’écriture de l’auteure, hâte d’en lire d’autres du coup et « Dans le silence du vent » vient de rejoindre ma PàL 🙂

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