Journal des canyons Arnaud Devillard


Journal des canyons Arnaud Devillard Premier paragraphe :
Moab, Utah. Nous arrivons du nord-ouest par la State Highwau 191. L’entrée du Arches National Park, un pont sur la Colorado River et la route devient Main Street. Depart et d’autre, une enfilade ininterrompue d’agence de location de VTT, moto-cross, quad, des organisateurs de balades à dos de mule, un bus, en jeep, en raft. Des restaurants, des motels. Des magasins d’accessoires de randonnée. Des bars, des hôtels. Et là, une librairie indépendante, Back of beyond book, nom emprunté à une raison social fictive que l’on trouve dans les pages d’un livre d’Edward Abbey. En vitrine, un gros chat beige sommeille, sous un carton affichant son nom : Abbey. A l’intérieur, un rayon entier consacré à Edward Abbey. Ses livres, grands formats , poches. Une biographie du bonhomme. Des essais analysant son ouvre. Des recueils d’interviews. En face de Back of Beyond Book, une autre librairie indépendante, Arche Book Compagny, avec un coin café et un rayon entier pour Edward Abbey.

Pourquoi ce livre ?
Parce que j’aime les road Trip, d’autant plus quant ils ont pour cadre l’Ouest américain et ses grands parcs nationaux ; aussi, parce que l’auteur est un fan Edward Abbey, et qu’il est souvent mentionné dans ce livre.

Résumé

Quarante ans après Désert solitaire, nous voilà donc partis, Cécile et moi, à l’été 2008, dans ce désert de pierre, immense, accidenté et coloré. Je fais partie de ces gens qui ont la tête pleine de westerns, de guitares blues, de road movies, j’ai même dû un jour, si je ne me mens pas, fantasmer de porter des vestes à franges et des moustaches en guidon de vélo comme Wild Bill Hickok ou un guitariste de rock sudiste, et tout cela m’habite depuis tellement de temps que je ne sais plus quand ni comment c’est venu. Sur les traces de l’écrivain et écologiste américain Edward Abbey, Arnaud Devillard chronique au jour le jour son périple aux Etats-Unis. Mais les paysages qu’il découvre ne sont pas exactement les espaces
presque vierges des années soixante… Entre les descriptions tragi-comiques du trajet le long de la route 66 au mythe terni depuis longtemps et ses errances sur les parkings immenses des grands parcs, l’auteur nous livre mille anecdotes sur la musique et les films américains. Journal des canyons est un récit de voyage plein d’humour et d’autodérision, qui prend à contre-pied les figures imposées du road movie et aborde la question de l’écologie avec le sourire.

Mon avis sur Journal des canyons

J’ai adoré ! Voilà ce que je peux vous dire de ce fabuleux livre, cette lecture a été un réel bonheur.
On suit Arnaud et Cecile dans leur découverte des parcs de l’Ouest américain, au rythme de leurs randonnées, de leurs déplacements d’hôtel en motel. La route défile au rythme de la musique, tantôt country, tantôt rock.

Arnaud est un fan de Abbey Edward, nous avons droit à une petite présentation de qui est ce fameux écrivain militant. Tout du long de ce récit, l’auteur nous parle des œuvres d’Abbey suivant les lieux où il se trouve : désert solitaire, le gang de la clef à molette, un fou ordinaire. On fait connaissance aussi de son plus grand ami Doug Peacock.

Avant d’arriver dans l’Ouest Arnaud et Cécile séjournent quelques jours à New York, puis font un passage éclair à Las Vegas.

L’écriture d’Arnaud est un délice, il a un humour décapant, j’adore !
Avec ce livre j’ai rigolé, j’ai voyagé, j’ai appris de nombreuses choses sur les parcs, j’ai fait flamber ma carte bleue en commandant les ouvrages qu’il me manquait d’Abbey Edward et de Doug Peacock. À présent je n’ai qu’une envie : Moi aussi je veux y aller !!!

En parlant du trop tout de Las Vegas: P36

« Comme si tout cela ne suffisait pas (mais pourquoi cela suffirait-il, suis-je bête, le hall du Luxor est garni de façades factices grandeur nature de vieux immeuble de new-yorkais. Pour rien. Juste parce qu’il y avait de l’espace vide et qu’il faut occuper l’horizon du visiteur »

En parlant du tourisme de masse en tong: P47

« Bon, Pour ceux qui insistent, il est possible de randonner. Les navettes arrêtent aussi aux départ des entiers. Heureusement, il y a plus simple : un chemin cimenté le long de la Virgin River. Si ça, ce n’est pas de la satisfaction client »


Journal des canyons - Arnaud Devillard.

18€
Journal des canyons - Arnaud Devillard.
10

L'ECRITURE DE L'AUTEUR

10.0 /10

L'HISTOIRE

10.0 /10

Infomations

  • Le mot et le reste
  • 245 pages

8 commentaires

  • Myrtille
    3 septembre 2012 à 16 h 55 min -

    ça fait envie. Je n’ai toujours pas lu les livres d’Edward Abbey, mais c’est dans ma liste. Et en plus, si c’est bien écrit, c’est énorme ; j’ai eu du mal ces derniers temps à trouver des récits de voyage contemporains bien écrits. J’en ai laissé tombé deux car trop mal écrits :((

  • Chinouk
    3 septembre 2012 à 17 h 18 min -

    Il est trop bien ce livre, je ne pense pas que tu seras déçu, tu découvriras Abbey, petit à petit, la beauté des canyons avec l’envers du décor, l’esprit critique et comique de l’auteur… Franchement n’hésite pas. 🙂

  • sofynet
    8 septembre 2012 à 14 h 40 min -

    Tu me donnes très envie de découvrir !!! Hop, billet ajouté !

  • keisha
    3 octobre 2012 à 20 h 18 min -

    Livre demandé à la bibli (z’ont intérêt à l’avoir!) et j’en ai profité pour faire de la pub pour Abbey auprès du gentil bibliothécaire (la bibli a TOUS les Abbey!)

    • admin
      3 octobre 2012 à 20 h 24 min -

      j’espère pour toi ! je l’ai trop aimé ce livre !

  • Léa Touch Book
    12 décembre 2014 à 19 h 51 min -

    C’est vraiment un grand rêve d’y aller et ce genre de livre permet de rêver un peu 🙂

    • Chinouk
      13 décembre 2014 à 16 h 05 min -

      Oh que j’aimerai aussi…

      • Léa Touch Book
        6 mars 2015 à 19 h 26 min -

        On a des rêves communs ^^ Une bibli Gallmeister + voyager aux USA 🙂

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