50 nuances de craie – Chroniques saignantes d’une enseignante


50-nances-de craie

Premières phrases :

Un prof qui décrit son métier … c’est d’un banal, me direz-vous !
Il y en a même qui en font des films et obtiennent une Palme d’or entre deux cours et entre les murs.
Et bien , je ne serai pas d’une originalité flagrante.
Je ne vais pas révolutionner la pédagogie, il y a des gens bien plus compétents que moi pour cela
[…] Je vais vous faire rire, enfin, je vais essayer, parce que c’est en ces temps de crise ma bonne dame, un bien fameux rempart contre la morosité n’est-ce pas ?

Pourquoi ce livre

Je découvre les éditions de la boîte à Pandore, et j’aime leurs publications ( voir mon coup de cœur précédent), j’ai donc accepté avec plaisir de lire celui-ci, car d’une, le titre m’a fait rire : 50 nuances de craies, et de deux, les chroniques d’une enseignante en SEGPA, cela promettait d’être drôle !

Mon avis :

Karine est une jeune professeure tout juste diplômée, dans le 93 ( département d’où il est impossible de sortir, puisque personne ne veut y rentrer ) et comme beaucoup, elle est envoyée ‘au charbon ‘ dans des classes pas faciles. Elle obtient donc une classe de SEGPA (Sections d’enseignement général et professionnel adapté), elle restera à ce poste deux années de suite avant de demander sa mutation chez les maternelles.

Dans 50 nuances de craies ( j’adore le titre), l’auteur nous propose des anecdotes de ses années d’enseignement, certaines sont très drôles, d’autres beaucoup moins et laissent plutôt perplexe.
C’est criant de vérité, mais je vous avoue que certaines réflexions venant d’élèves font vraiment peur !

P102 :
– Madame, c’est abusé, vous parlez de la guerre puis comme ça, sans prévenir vous parlez de Louis XVI, vlà l’arnaque, vous passez trop du coca light !
– Coq à l’âne Mouloud, on dit coq à l’âne.

J’ai passé un très bon moment avec cette lecture, l’écriture de l’auteur est légère et assez efficace.

Chaque chronique porte le titre d’un film qui nous en dit long sur les écrits qui arrivent.

Même si je me suis un peu lassée sur la fin avec les maternelles ; certains passages m’ont quand même bien fait rire et je n’imaginais pas qu’il pouvait y avoir des caïds même à cet âge-là !

Alors même s’ils ont beaucoup de vacances ( ok on n’en parle pas;) ) je n’aurai jamais la force de devenir enseignante parce que niveau fatigue mentale, c’est quelque chose !

P130 :
à la fin de la journée
nombre de fois où j’ai dit : ( à un merle emmerdant, un mignon pigeon) »nan mais ça suffit ! Il est plus petit que toi, j’ai déjà dit que je n’aimais pas les bagarres alors… »
Oups, maîtresse, faut aller dormir là …

Alors si vous voulez passer une bonne soirée à rigoler ( jaune par moment), je vous conseille de vous procurer ce livre.

50 nuances de craie – Chroniques saignantes d’une enseignante – de Karine Degunst – La boite à pandore (26 août 2015) – 187 pages ⇛ Commander le livre

4 commentaires

  • keisha
    4 décembre 2015 à 9 h 12 min -

    Hum, pas sûre que je rie (ou alors jaune…)Mais je pense que c’est du vécu ou pas loin, ce livre…

    • Chinouk
      8 décembre 2015 à 17 h 13 min -

      C’est sûr que tu es plus concerné que moi, mais certains passages sont tout de même bien cocasses 🙂

  • Hélène
    4 décembre 2015 à 9 h 46 min -

    Ce que je reproche à ces récits c’est d’être bien souvent bien trop proches de la réalité, et de ne pas forcément faire rire !

    • Chinouk
      8 décembre 2015 à 17 h 12 min -

      Je ne sais pas si c’est réellement toute la vérité vraie qu’elle nous livre, mais certains passages sont bien drôles. Elle n’a pas voulu s’apitoyer sur son sort avec ce livre, même si franchement je ne voulais pas de sa place. Bon en même temps elle ne l’a plus, car, dans le 93 comme elle dit, on en sort pas ! son mari étant muté en Corse , elle a été obligée de démissionner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *